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18/05/2017 08:20 EDT | Actualisé 18/05/2017 08:40 EDT

Venezuela: les journalistes doivent être protégés (parquet)

Le parquet au Venezuela a réclamé jeudi des mesures de protection pour les journalistes couvrant les protestations contre le président Nicolas Maduro, après plusieurs plaintes pour des agressions par des militaires, des policiers et des manifestants.

Le ministère public "a sollicité des mesures de protection pour les journalistes pendant la couverture des manifestations", a-t-il indiqué sur Twitter.

Les tribunaux devront approuver ces mesures et "garantir leur application" par les forces de sécurité, a expliqué le parquet, répondant ainsi à une demande du Syndicat national des travailleurs de la presse (SNTP).

Le SNTP a recensé 128 attaques contre des équipes de reporters depuis le début de la vague de manifestations hostiles au président Maduro, qui a dégénéré en violences ayant fait 43 morts et des centaines de blessés depuis le 1er avril.

Selon le syndicat, près d'une trentaine d'agressions ont été commises par des manifestants et au total, 22 journalistes ont été arrêtés.

"Même si, dans la grande majorité des cas, les agressions viennent des forces de sécurité, nous devons dénoncer les faits commis par des citoyens (...) qui voient les journalistes et les autres employés de presse comme faisant partie du conflit" entre opposition et gouvernement, soulignait il y a peu le secrétaire général du SNTP, Marco Ruiz, dans une rencontre avec des représentants de l'opposition.

Certains manifestants anti-Maduro accusent les médias locaux de ne pas informer sur leur mouvement de protestation, mais selon le SNTP c'est le résultat d'"un régime de censure et autocensure" imposé par le gouvernement socialiste.

Début mai, une équipe de journalistes de la télévision privée Globovision avait été arrosée d'essence et les manifestants avaient menacé de mettre le feu, selon la chaîne.

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