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17/05/2017 20:02 EDT

La longue série contre les Oilers pèse sur les Ducks

Les séries éliminatoires peuvent être épuisantes et le fait d'avoir joué quatre matchs en sept jours commence à déranger les Ducks d'Anaheim sur le plan physique. Et d'affronter les Predators de Nashville dans un des amphithéâtres les plus intimidants de la LNH lors des 20 dernières années n'aide en rien la cause des Ducks.

L'entraîneur-chef Randy Carlyle a mentionné mercredi que ses hommes avaient manqué d'énergie après avoir pris l'avance 1-0 lors de la deuxième période du troisième duel de la finale de l'Association de l'Ouest, mardi. Les Predators ont inscrit deux buts au troisième vingt, sans compter les deux qui ont été refusés, pour prendre les commandes 2-1 dans la série à la suite d'une victoire de 2-1.

Carlyle a affirmé que ses Ducks ont manqué d'émotion et il a donné du crédit aux Predators, qui leur ont fait la vie dure. Il faut toutefois noter que sa troupe a amorcé cette série moins de 48 heures après avoir éliminé les Oilers d'Edmonton lors de la septième rencontre.

« Tu prends du recul et tu te dis qu'il y a une semaine, tu disputais un septième match et tu luttais pour ta survie, a observé Carlyle. Ça nous permet de mieux comprendre cet épuisement de la part de nos joueurs. »

Ensuite, il y a le défi de se mesurer aux Predators dans leur domicile, où ils ont remporté 10 dernières rencontres éliminatoires consécutives si on remonte aux dernières séries.

Il s'agit de la plus longue séquence de la sorte dans la LNH depuis 1997-98, quand les Red Wings de Detroit avaient réussi pareil exploit. L'année précédente, l'Avalanche du Colorado avait montré un dossier de 11-0 à domicile. Les Predators constituent la 10e équipe à gagner 10 matchs éliminatoires de suite sur leur patinoire depuis que la LNH a procédé à une expansion, en 1967. Seulement 15 équipes peuvent se vanter d'avoir réalisé ce haut fait d'armes depuis la création de la LNH.

Les Predators ont commencé cette séquence contre ces mêmes Ducks, l'année dernière. Après avoir perdu les deux premiers matchs à Nashville, les Predators avaient remporté le sixième affrontement entre les deux équipes. Ils ont gagné leurs six rencontres au Bridgestone Arena au cours des présentes séries.

Le quatrième match de la série aura lieu jeudi soir.

Ce sera une autre belle occasion pour les partisans des Predators d'être de plus en plus bruyants. Ils reçoivent d'ailleurs beaucoup d'attention et de respect à travers la LNH.

« J'ai joué dans plusieurs endroits bruyants, mais rien comme ici, a affirmé l'attaquant des Predators James Neal. Les partisans sont incroyables. C'est unique de jouer ici et plus nous avançons en séries, plus c'est bruyant. »

Les Predators ont bien répondu, dominant les Ducks au chapitre des tirs au but lors de chaque duel dans cette série. À un certain point mardi, ils ont même dominé leurs adversaires 21-1. La pression appliquée par les Predators impressionne les Ducks et le défenseur Cam Fowler se demande même comment les joueurs de Peter Laviolette font pour garder cette même intensité pendant toute la rencontre.

« C'est rare de voir une équipe qui s'attend à ce que leurs joueurs fassent ça pendant 60 minutes. C'est ce qu'ils font, a-t-il déclaré. Ils ont le sentiment qu'ils ont les joueurs et la vitesse pour le faire. Ça fonctionne et ils sont difficiles à affronter. Ils font du bon travail. »

Pour ajouter aux malheurs des Ducks, les Predators les ont également dominés 32-24 au chapitre des mises en échec. Austin Watson a mené la charge avec sept mises en échec et c'est une facette importante dans le style de jeu instauré par Laviolette.

« Nous voulons imposer le rythme et nous voulons les attaquer dans les trois zones, en unité de cinq joueurs. Nous voulons que ça soit compliqué de jouer contre nous », a conclu le défenseur des Predators, P.K. Subban.