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17/05/2017 04:46 EDT | Actualisé 17/05/2017 04:46 EDT

Ian Bush reconnu coupable de triple meurtre

Radio-Canada/Laurie Foster-MacLeod/CBC

Au terme d'une délibération de mois de deux heures, le jury a tranché : Ian Bush est reconnu coupable des meurtres prémédités de l'ancien juge de l'impôt Alban Garon, de sa femme Raymonde et de leur amie Marie-Claire Beniskos.

Le verdict est tombé à l'issu d'un procès qui a débuté le 5 avril.

Rappel des faits

Les corps ensanglantés de l'ancien juge de l'impôt Alban Garon, de sa femme Raymonde et de leur amie Marie-Claire Beniskos ont été retrouvés dans le salon du condo des Garon le 29 juin 2007, sur le chemin Riverside à Ottawa. Les trois victimes ont été ligotées et sont mortes par suffocation, après qu'un sac de plastique ait été placé sur leur tête. Alban Garon est celui qui a souffert le plus, il a reçu de nombreux coups à la tête.

Ce n'est que huit ans après le crime, alors qu'il était accusé de séquestration, de vol avec voies de fait, d'introduction par effraction et d'avoir utilisé une carte de crédit volée dans une autre affaire, qu'Ian Bush été arrêté et accusé du triple meurtre.

En décembre 2014, Ian Bush a été accusé d'avoir ligoté Ernest Côté, un vétéran de l'armée canadienne âgé de 101 ans. Il lui aurait mis un sac sur la tête, aurait dérobé son argent et des objets avant de prendre la fuite. Ernest Côté avait réussi à se défaire de ses liens et à alerter les policiers.

La police d'Ottawa avait rendu publiques une vidéo et des photographies montrant un suspect entrer dans le domicile de la victime. Un prélèvement d'ADN avait ensuite permis de lier Ian Bush au triple meurtre, survenu huit ans plus tôt. Des similitudes dans le modus operandi avaient également mis la puce à l'oreille des enquêteurs. Une perquisition menée au domicile d'Ian Bush en décembre 2014 a ensuite permis aux enquêteurs de trouver plusieurs éléments de preuve pour le triple meurtre, survenu en 2007.

Une importante partie de la preuve soustraite au jury

Le juge Colin McKinnon a rendu une ordonnance en début de procès interdisant qu'une « preuve de faits similaires » soit faite par la Couronne. C'est pour cette raison que la Couronne n'a pu, d'aucune façon, faire référence au dossier d'Ernest Côté dans lequel Ian Bush est également accusé. M. Bush n'a pas encore subi ce procès et n'a pas été reconnu coupable des allégations qui pèsent contre lui dans cette affaire.

Il s'agit d'un cas rare, mais nécessaire dans les circonstances, selon le juge McKinnon, parce que la preuve est si accablante dans le dossier d'Ernest Côté qu'elle pourrait venir biaiser l'opinion des jurés dans le présent dossier, ce qui aurait de fortes chances de porter préjudice à l'accusé.

La tentative de meurtre à l'endroit d'Ernest Côté, un vétéran de 101 ans, avait attiré une sympathie immense dans la population et auprès du gouvernement fédéral. Le dossier avait suscité une couverture médiatique internationale. Le juge ne croyait pas le jury capable de faire abstraction de tous ces éléments et de seulement baser son verdict sur les faits et les preuves en lien avec le triple meurtre.

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