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16/05/2017 10:14 EDT

Le maire Coderre nie les propos rapportés par une policière

Le maire de Montréal, Denis Coderre, nie avoir dit à une policière qu'il serait son « futur boss » lorsqu'elle lui a remis un constat d'infraction en 2012, comme l'indique un rapport d'enquête rendu public lundi pour la commission Chamberland.

« Je n'ai pas dit cela », a répondu M. Coderre lors d'un échange avec l'opposition au conseil municipal, mardi matin.

Le maire a rappelé que dans le rapport de l’enquêteur du SPVM Normand Borduas, qui s’est entretenu en février 2015 avec la policière en question, il est écrit que l’agente ne connaissait pas le politicien, qui n’était pas encore maire de Montréal, en 2012, au moment où il aurait tenu les propos en question.

« En mars 2012, je n’avais même pas décidé encore si je me présentais comme maire de Montréal. On se rend compte beaucoup qu’il y a un travail qui s’est fait du côté du syndicat pour essayer - c'est l’enquêteur Borduas qui a dit - pour nuire au maire de Montréal », a affirmé le maire Coderre au conseil.

Alors, en 2012, la policière ne me connaissait pas, en 2015, elle se rappelait que j’ai dit : "C’est moi ton futur boss".

Le maire Denis Coderre

Se basant sur le contenu du rapport, le conseiller de Projet Montréal Alex Norris, vice-président de la commission sur la sécurité publique, a estimé lundi que le comportement allégué du maire « frôlait l'intimidation ». Il a ajouté qu'il redoutait que le SPVM devienne un service de police politique.

Le maire Coderre doit témoigner en juin prochain à la commission Chamberland, a confirmé la relationniste de cette enquête publique sur la protection de la confidentialité des sources journalistiques.

Le rapport d'enquête dévoilé lundi indique également que l'attachée de presse du maire, Catherine Maurice, a fourni le numéro de Patrick Lagacé à un enquêteur du SPVM, avant que celui-ci entreprenne la surveillance des appels du chroniqueur de La Presse. Dans un courriel, elle rapporte avoir eu des échanges avec M. Lagacé par courriel, puis par téléphone, alors que le journaliste cherchait à en savoir plus sur la contravention du maire Coderre.