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16/05/2017 13:47 EDT | Actualisé 16/05/2017 14:31 EDT

Impact: Mauro Biello veut que ses joueurs restent solidaires dans la défaite

MONTRÉAL — Les défaites semblent de plus en plus difficiles à digérer dans le camp de l'Impact de Montréal.

Deux jours après un revers de 3-2 face au Crew de Columbus, l'Impact a repris l'entraînement, mardi, au Centre Nutrilait. Le capitaine de l'équipe Patrice Bernier a reconnu qu'il commençait à en avoir marre de perdre.

«Je ne vais pas mentir, je veux gagner tous les matchs, et pas seulement parce que c'est ma dernière saison, a affirmé le milieu de terrain âgé de 37 ans. Et je serai peut-être encore plus sévère avec l'équipe quand je serai simplement un partisan.

«Mais ce n'est pas facile quand des membres de ta famille ou tes amis t'appellent pour savoir ce qui se passe.»

En raison de son mauvais début de saison, l'Impact (2-4-4) occupe le dernier rang de l'Association Est. Les membres de l'équipe ont beau rappeler l'exemple des Sounders de Seattle, qui étaient en sérieuses difficultés en juillet dernier et qui ont finalement gagné le championnat, il commence à se faire tard pour renverser la vapeur dans le camp montréalais.

Toutefois, le message présenté à ses joueurs par l'entraîneur-chef Mauro Biello était encore positif, mardi.

«Une des choses dont nous avons parlé, c'est qu'il faut rester solidaires, a mentionné Biello. Quand ça ne va pas bien, c'est une des choses les plus importantes. Nous devons rester unis. Ce n'est pas la première fois que cette équipe se retrouve dans une position difficile. C'était la même chose l'an dernier et en 2015.

«Une des valeurs de l'équipe est de continuer à travailler pour ses coéquipiers, même dans les moments difficiles.»

Face au Crew, l'Impact a temporairement fait oublier une première demie désastreuse en effaçant un retard de deux buts au retour de la pause — avant d'encaisser le but vainqueur pendant les arrêts de jeu.

Il s'agissait d'un des nombreux moments cette saison où l'Impact a dominé son adversaire. Le seul hic, c'est qu'il n'a toujours pas été capable de le faire pendant 90 minutes.

«Nous devons trouver un moyen de ne pas avoir à passer en cinquième vitesse parce que nous sommes en arrière au score, a admis Bernier. Nous devons attaquer, garder la possession du ballon. Nous devons contrôler l'allure du match, même quand nous devons nous défendre.

«L'équipe a les qualités pour le faire, mais nous ne sommes pas capables d'exécuter le plan de match pendant 90 minutes et c'est difficile pour tout le monde — le club, les partisans, les entraîneurs et les joueurs. Mais nous allons nous en sortir ensemble. Après un match, nous avons 24 heures pour digérer le résultat, puis c'est le retour au travail.»

Après le match de samedi, Biello avait affirmé que son équipe avait paru hésitante en première demie face au Crew. Mardi, il a accepté le blâme pour les mauvais passages de sa troupe.

«C'est ma responsabilité d'effectuer des ajustements, de corriger certaines choses, a-t-il dit. C'est mon travail de placer les joueurs dans les bonnes conditions pour exécuter les jeux et bien travailler. Quand ça ne va pas bien, il y a des petits laps au niveau mental et nous avons tendance à être timides dans le jeu. Je dois m'assurer de placer les joueurs dans une situation où ils auront plus de confiance.»

Biello avait aussi une idée claire des choses que son équipe devra mieux faire samedi prochain, quand l'Impact accueillera les Timbers de Portland.

«Nous avons regardé des bandes vidéo et nous avons discuté d'être plus équilibrés quand nous attaquons, a expliqué Biello. Il faut choisir quand aller vers l'avant quand nous avons la possession du ballon. Défensivement, nous devons être plus agressifs pour refermer l'espace.

«Nous devons continuer à nous améliorer parce que les équipes ont trouvé des moyens de nous mettre en difficulté. Mais nous allons nous en sortir. Il y a trop de signes qui démontrent notre capacité et notre qualité. Ce n'est pas normal de revenir en deuxième demie et de ne pas récolter de points. Le fait d'être revenu, c'est l'aspect positif. Mais il faut continuer à travailler.»