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16/05/2017 01:54 EDT | Actualisé 16/05/2017 04:01 EDT

Ghosn salue l'élection de Macron, appelle à défendre la mondialisation

Le patron de l'alliance Renault-Nissan, Carlos Ghosn, a salué mardi à Tokyo l'élection à la présidence française du candidat libéral Emmanuel Macron et appelé à mieux défendre la mondialisation face à la montée du protectionnisme.

"C'est un Européen convaincu, favorable aux entreprises, prêt à encourager la compétitivité, autant d'éléments de nature à rassurer le monde des affaires", a-t-il déclaré à l'occasion d'un événement organisé par le Wall Street Journal.

M. Ghosn n'a pas souhaité s'exprimer sur l'éventuel impact sur son empire d'une présidence Macron, alors que ce dernier, lorsqu'il était ministre de l'Economie, avait voulu accroître l'influence de l'Etat actionnaire au sein de Renault en 2015, un coup de force qui avait déplu au PDG de l'alliance.

A l'époque, "il faisait partie d'un gouvernement dont il devait appliquer la politique, il est maintenant président, c'est différent", a-t-il souligné. "De toute évidence, il est trop tôt pour juger ou évaluer ce qui va se passer".

Carlos Ghosn, qui chapeaute des constructeurs automobiles français, japonais et russe, a aussi évoqué les poussées protectionnistes à l'oeuvre sur la planète.

"Quand vous examinez les faits sur ce que la mondialisation a apporté à l'humanité, il est difficile de nier que cela a été une tendance très positive", a-t-il argué. Mais "cela n'a pas été parfait, il y a eu des excès et je pense que c'est une incitation à agir, à comprendre pourquoi nous avons ce retour de bâton dans certains pays, et ce que nous devons corriger".

"Nous devons défendre, expliquer et vendre la mondialisation beaucoup plus que ce que nous avons fait jusqu'à présent", a insisté M. Ghosn.

Interrogé sur le Brexit, le PDG a dit "n'avoir aucune idée de comment cela allait se terminer".

Après avoir obtenu des garanties - non publiées - du gouvernement britannique, il avait donné en octobre 2016 son feu vert à de nouveaux engagements sur son site de Sunderland (nord-est de l'Angleterre), mais l'avenir reste totalement incertain. "C'est un investissement européen basé au Royaume-Uni, donc toute modification dans la relation entre le Royaume-Uni et l'Europe aura un impact pour nous", a-t-il prévenu.

anb/uh/lch

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