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16/05/2017 15:44 EDT

De Winnipeg à entraîneur-chef de l’équipe nationale française

L'équipe de l'entraîneur-chef Dave Henderson en a surpris plus d'un au Championnat du monde de hockey en défaisant notamment la Finlande pour la première fois dans l'histoire du hockey français. Le pays hôte a également réussi à donner des sueurs froides au Canada, baissant pavillon par la marque de 3 à 2.

Un texte de Pierre-Gabriel Turgeon

La France a terminé le tour préliminaire avec une récolte de dix points, seulement un point derrière la dernière position du groupe B qui donne accès aux quarts de finale.

« La performance de l’équipe est très positive, surtout chez nous. Ça fait un engouement populaire pour l’équipe », indique le Winnipégois Dave Henderson. « Ça va mettre le soleil sur le programme de hockey et c’est ce que nous voulions faire avec le Championnat du monde en France. »

Cette performance permet à la formation française de demeurer en première division. L’entraîneur, maintenant âgé de 65 ans, indique que le niveau de jeu s’améliore continuellement depuis qu’il a pris les rênes comme sélectionneur de la formation en 2004.

Nous avons progressé dans la partie finesse et possession de palet, c’est ça qui nous a fait grimper dans la hiérarchie et pour se maintenir dans le groupe élite du hockey sur glace.

Dave Henderson, entraîneur-chef de l'équipe française de hockey sur glace

Le groupe a notamment adopté un style de jeu plus agressif, explique le pilote de l’équipe française qui aurait bien aimé surprendre le Canada, mais qui a dû s’avouer vaincu au final par la marque de 3 à 2.

« Nous aurions bien voulu les pincer, mais ça n’a pas souri de notre côté, souligne celui qui a quitté le Canada en 1975. Je trouve que nous avons fait un match complet, nous n’avons jamais baissé les bras, même après le troisième but, nous avons continué à travailler jusqu’au bout. »

L'aventure française

Dave Henderson raconte qu’il a décidé de s’expatrier en France, à Amiens plus précisément, après avoir connu une saison universitaire difficile avec l’Université Sir George Williams, l'établissement montréalais maintenant connu sous le nom d’Université Concordia.

« J’habitais à Montréal à cette époque et je me suis dit que ce serait bien d’apprendre le français, il y a mon grand-père qui est mort lors de la Première Guerre mondiale un peu au nord d’Amiens donc, il y avait un lien historique familial. »

Cette aventure qui devait durer qu’une saison ou deux s’est prolongée jusqu’aujourd’hui, explique-t-il. « J’ai rencontré ma femme, ça aide aussi. »

En dépit des succès de l’équipe française au cours des dernières années, Dave Henderson sait bien que ses chances de se retrouver derrière un banc d’une formation de la Ligue nationale de hockey sont infimes.

« J’ai 65 ans, rappelle-t-il en riant. C’est un rêve de tous les jeunes canadiens qui jouent au hockey. Il faut être lucide et je suis bien où je suis présentement. »