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16/05/2017 06:45 EDT | Actualisé 16/05/2017 06:47 EDT

Femmes disparues ou assassinées: la ministre dit partager les inquiétudes

Andrew Lichtenstein via Getty Images
VANCOUVER, BRITISH COLUMBIA - APRIL 20: A private detective's notebook on women who have gone missing along Canada's Route 16 shows some of the murder investiagtions of indegenous women on April 20, 2016 in Vancouver, British Columbia. Canada's Route 16, which connects Prince George with Prince Rupert and runs for 450 miles through the province of British Columbia, has been given the nickname of the Highway of Tears. Along this east to west road, it is estimated that as many as forty First Nations women and girls have been murdered or disappeared. Across Canada, it is estimated that between 1980 and 2014, as many as 1,200 native women and girls were murdered or vanished.(Photo by Andrew Lichtenstein/ Corbis via Getty Images)

La ministre des Affaires autochtones, Carolyn Bennett, a dit partager les inquiétudes des proches de victimes qui sont de plus en plus soucieux à l'égard de l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées, qui tarde à se mettre en branle.

La ministre a déclaré, mardi, à l'extérieur de la Chambre des communes, que la création de la commission répondait à deux objectifs, soit stopper la tragédie et également offrir un processus de guérison pour les familles. Toutes inquiétudes des familles sont aussi les siennes, a dit Mme Bennett.

La ministre répondait à des questions concernant une lettre, dévoilée lundi par plus de 30 défenseurs de la cause autochtone, dirigeants des Premières Nations et membres de familles exprimant leurs appréhensions à la commissaire en chef de l'enquête.

Le groupe, qui a publié ses commentaires sur le site internet de l'artiste métisse Christi Belcourt, a reconnu le défi considérable auquel la commission fait face, tout en faisant valoir que des mesures doivent être prises immédiatement pour éviter les problèmes et assurer un virage majeur de l'approche actuelle.

La commission est indépendante du gouvernement, a souligné mardi Mme Bennett, disant avoir hâte de voir la réponse de la commission à la lettre du groupe.

Un porte-parole de l'enquête a indiqué que la commissaire en chef avait besoin de temps pour examiner avec soin le contenu de la lettre avant de pouvoir répondre publiquement aux inquiétudes ayant été soulevées.

Un rapport attendu en novembre

L'enquête, qui devrait coûter 53,8 millions $ et durer deux ans, est dirigée par Marion Buller _ la première juge issue des Premières Nations en Colombie-Britannique _ et par quatre autres commissaires.

Son mandat exige la présentation d'un rapport préliminaire en novembre, mais de plus en plus de membres des familles et d'autres intervenants disent ne pas savoir exactement à quel moment ils pourront partager leurs témoignages.

La commission doit tenir sa première audience publique le 29 mai à Whitehorse, mais les autres rencontres sont prévues au plus tôt l'automne prochain.

Les signataires de la lettre publiée lundi soutiennent que l'échéancier de deux ans fixé pour l'enquête est "manifestement trop court", ajoutant que les commissaires devraient demander dès maintenant une prolongation au gouvernement fédéral.

"Cela vous permettra d'utiliser du temps, cet été, pour considérer sérieusement comment l'enquête pourrait être reformatée pour aborder les multiples préoccupations qui sont soulevées à travers le pays", poursuivent-ils.

Mme Bennett n'a pas voulu dire si une telle requête serait acceptée.

"Il sera très important que la commission explique ce qu'elle accomplit et quel est son plan de travail. Nous allons toujours considérer ce qui est le mieux pour les familles", a dit la ministre.

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