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11/05/2017 08:27 EDT | Actualisé 11/05/2017 08:40 EDT

L'ONU discute du contrôle des zones de "désescalade" en Syrie

L'ONU a indiqué jeudi qu'elle était en discussion avec l'Iran, la Russie et la Turquie au sujet du contrôle des zones de sécurité en Syrie, une question clé après le refus de Damas d'accepter des observateurs internationaux.

L'envoyé spécial des Nations Unies pour la Syrie, Staffan de Mistura, et Jan Egeland, chef du groupe de travail sur l'aide humanitaire en Syrie, ont tous deux jugé prématuré d'exclure tout scénario.

"J'ai rencontré les trois signataires d'Astana", a dit M. Egeland aux journalistes, en référence à l'accord signé dans la capitale du Kazakhstan par la Russie et l'Iran, soutiens du régime syrien, et la Turquie, proche de l'opposition syrienne.

"Ce qu'ils disent c'est que nous nous asseyons maintenant et que nous nous mettions d'accord (...) sur qui devrait contrôler la sécurité et assurer la surveillance", a-t-il ajouté.

Les forces des trois pays sont une option, tout comme des "tierces parties", selon M. Egeland.

S'exprimant lors du même point de presse, M. De Mistura a rappelé que l'ONU avait "beaucoup d'expérience" en matière de surveillance, mais s'est refusé à discuter en détails de le mise en oeuvre de l'accord d'Astana.

Le chef de la diplomatie syrienne, Walid Mouallem, a toutefois refusé que l'ONU ou des forces internationales soient chargées de surveiller les "zones de désescalade".

L'accord signé le 4 mai prévoit la création de quatre "zones de désescalade" en Syrie, doublées de "zones de sécurité" avec des postes de contrôle et centres de surveillance tenus conjointement par les forces des pays garants et éventuellement "d'autres parties".

"Nous avons un million de questions et d'interrogations, mais je pense que nous ne pouvons pas nous payer le luxe qu'ont certains de ce cynisme qui consiste à dire que ça va échouer", a dit M. Egeland.

"Nous avons besoin que ça réussisse", a-t-il affirmé.

L'accord n'a pas été signé par le gouvernement syrien, ni par l'opposition.

Le Japon et la Suède ont demandé une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU pour obtenir plus d'informations sur l'accord.

L'ambassadeur d'Uruguay à l'ONU, Elbio Rosselli, qui préside actuellement le Conseil de Sécurité, a déclaré jeudi aux journalistes à New York que cette réunion aurait lieu "probablement la semaine prochaine".

Evoquant le 6e round de discussions sur la Syrie la semaine prochaine à Genève, M. De Mistura a indiqué que les pourparlers débuteraient mardi et qu'ils devraient se terminer le 19 mai.

L'envoyé spécial a déclaré que l'accord sur les zones de sécurité avait créé un élan et qu'il "voulait battre le fer tant qu'il est chaud (...) après la rencontre d'Astana".

Cinq sessions de négociations ont déjà été organisées à Genève depuis janvier 2016 entre le régime et l'opposition, sans parvenir à trouver une solution politique au conflit qui dure depuis plus de 6 ans.

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