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11/05/2017 05:30 EDT | Actualisé 11/05/2017 05:40 EDT

L'armée avance dans un quartier rebelle de Damas (OSDH)

Les troupes du régime ont avancé dans un quartier rebelle de Damas en vue de pousser les insurgés à signer un accord d'évacuation, a indiqué jeudi l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Depuis mercredi soir, "les troupes du régime sont parvenues à avancer dans le quartier de Qaboun", dans l'est de la capitale, a affirmé l'OSDH, qui a précisé que les combats continuaient jeudi.

Elles se sont emparées de quelques immeubles dans le quartier et d'une compagnie d'électricité à la périphérie de ce quartier, un des six secteurs de Damas échappant encore au régime.

"Il s'agit d'une nouvelle tentative pour resserrer l'étau autour des rebelles pour les pousser à accepter un accord d'évacuation", a expliqué à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH. "Le régime veut soit les pousser à sortir soit s'emparer du quartier".

Une source militaire prorégime sur le terrain avait indiqué à l'AFP que les rebelles refusaient d'aller dans la province d'Idleb (nord-ouest) après leur évacuation, comme cela a été le cas pour la quasi totalité des insurgés et civils évacués d'autres régions.

Ils réclament d'après cette source de s'installer dans la Ghouta orientale, fief rebelle à l'est de la capitale.

Le régime tente d'obtenir des rebelles de Qaboun un accord d'évacuation similaire à celui qui a vu plus d'un millier d'insurgés et de civils quitter lundi Barzé, quartier adjacent dans le nord-est de Damas.

Il s'agissait de la première opération du genre dans la capitale depuis le début du conflit en Syrie en 2011.

Mais cette évacuation semble avoir été interrompue.

D'après l'OSDH, le régime avait promis de libérer 15 prisonniers dans le cadre de l'accord de Barzé et ne l'a pas fait, poussant les rebelles à refuser de poursuivre l'opération.

Hormis Barzé et Qaboun, les rebelles sont présents dans quatre autres quartiers de Damas: Jobar, Tadamoun, Techrine et Yarmouk.

Les insurgés, qui ont perdu de vastes régions face au régime soutenu militairement par la Russie et l'Iran, se sont vus contraints de signer des accords d'évacuation de nombre de leurs bastions.

Plus de 320.000 personnes ont été tuées en Syrie depuis le début de la révolte antirégime en 2011.

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