BIEN-ÊTRE
09/05/2017 10:01 EDT | Actualisé 09/05/2017 10:01 EDT

Un Canadien clone son chien pour 90 000$

Dans le cadre d'une première au Canada, un homme de Newmarket, en banlieue de Toronto, a cloné sa chienne de 20 ans, Woofie, obtenant non pas un, mais deux chiots.

Matthew Johnson et Woofie, morte en août dernier, étaient inséparables, raconte-t-il, après que la chienne de race berger allemand-dingo lui eut tenu compagnie à l’hôpital alors qu’il souffrait d’une forme rare de méningite et qu'il était à moitié paralysé.

« C’est grâce à elle que j’ai réappris à marcher », a-t-il dit à CBC.

Matthew Johnson caresse Woofie sur le dos.

Voyant que les jours de sa fidèle compagne tiraient à leur fin, il a eu recours aux services d’un laboratoire au Texas, ViaGen Pets, pour cloner Woofie. Le clonage a donné deux chiots, qu'il a serrés dans ses bras pour la première fois il y a quelques jours.

«J’ai sorti les anciens jouets de Woofie – je les avais tous gardés – et [Woofie Junior] a attrapé la même balle avec laquelle Woofie jouait lorsqu’elle était bébé.»

— Matthew Johnson, propriétaire des chiens clonés

M. Johnson dit que l'un des chiots ressemble comme deux gouttes d’eau à son ancienne chienne et marche même d’une façon identique.

Woofie Junior et Blondie mangent dans la même gamelle.

Il a nommé l’autre chiot, qui leur ressemble un peu moins, Blondie.

M. Johnson se défend de ne pas avoir plutôt adopté un chien dans un refuge, par exemple. « L’objectif était d’avoir un chien qui était à l’unisson avec moi, un compagnon », dit-il.

Comment fonctionne le clonage?

Woofie couchée sur la table d'opération, alors que le vétérinaire prend des échantillons de peau.

L'ancien vétérinaire de Woofie, le Dr Surjit Jogar de l’hôpital vétérinaire Elgin Mills à Richmond Hill, a récolté l’ADN de la chienne grâce à des échantillons de salive, de sang et de peau qu’il a envoyés par courrier jusqu’au laboratoire américain.

Il avait dû au préalable obtenir des autorisations de l’Agence canadienne d’inspection des aliments et du Département américain d’agriculture, notamment.

L’embryon a ensuite été implanté dans une chienne porteuse, qui a accouché des deux chiots.

Le risque pour Woofie : elle aurait pu être incapable de se réveiller de la table d’opération, précise le Dr Jogar.

« [Le clonage], dit-il. c’est seulement pour certaines personnes qui sont attachées énormément [à leur animal], qui ont un lien spécial et qui peuvent se le permettre financièrement. C’est leur décision. »

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