BIEN-ÊTRE
05/05/2017 01:30 EDT | Actualisé 05/05/2017 01:36 EDT

Des webcams non sécurisées exposent des écoles et garderies à la vue de tous

Dans une garderie de Montréal, un adulte guide patiemment vers la sortie un enfant qui flânait derrière ses camarades. Une autre séquence nous montre une femme essayant une paire de chaussures et discutant amicalement avec le personnel d’un magasin. Puis l’on aperçoit un homme fumant une cigarette dans ce qui semble être une cour de résidence à Burnaby, en Colombie-Britannique.

L’intérieur d’une garderie ou classe de maternelle de Montréal, tel que capté par une webcam non sécurisée. (Photo : Insecam)

Voilà quelques scènes de vie privée parmi tant d’autres exposées à la vue de tous par des dizaines de sites web diffusant en continu le contenu de webcams non sécurisées.

Un survol rapide de sites tels que Shodan, NestCam Directory et Insecam permet d’accéder à des milliers de scènes captées sur le vif à travers le monde, y compris au Canada. Certaines caméras sont parfois débloquées intentionnellement, afin de montrer la condition des pistes de ski aux environs de Banff, par exemple. Mais d’autres caméras révèlent une réalité plus troublante.

Mercredi dernier, CBC News a contacté la commission scolaire Cap-Breton–Victoria pour l’aviser que ses caméras Panasonic HD diffusaient en ligne les visages du personnel et des enfants fréquentant l’un de ses établissements. Une caméra montrait clairement de jeunes garçons entrant et sortant des toilettes, tandis qu’une autre était orientée vers la cour de récréation.

Le lendemain, un journaliste de Vice a lui-même navigué sur l’un de ces sites et aperçu une voiture de police de la ville de Brantford dans un atelier de carrosserie. Il a aussitôt contacté le service de police, qui a confirmé qu’une de ses voitures était bel et bien en réparation et promis d’enquêter sur cette fuite.

La solution à ce genre de faille de sécurité est pourtant simple : les propriétaires de webcam doivent assigner un mot de passe à leur appareil pour en restreindre l’accès, ou changer le mot de passe assigné par défaut lors de sa mise en fonction.

« Qu’il s’agisse de particuliers, d’entreprises ou d’organismes publics, je conseille fortement aux détenteurs de caméras de vidéosurveillance de visiter de tels sites afin de voir si leur système s’y retrouve », a affirmé Catherine Tully, commissaire à la vie privée de Nouvelle-Écosse, dans une entrevue accordée au Hamilton Spectator.

Cet article initialement publié sur le Huffington Post Canada a été traduit de l'anglais.

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