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05/05/2017 06:08 EDT | Actualisé 05/05/2017 06:25 EDT

Le patron de l'UPAC devant la commission de la sécurité publique en citations

Jacques Boissinot/PC

Le commissaire de l'Unité permanente anticorruption, Robert Lafrenière, a livré un témoignage fort attendu jeudi à l'Assemblée nationale. La commission de la sécurité publique l'a bombardé de questions sur les fuites de documents survenus au cours des dernières semaines. Survol en citations.

Robert Lafrenière s'est défendu à l'Assemblée nationale contre les nombreuses critiques visant son unité d'enquête, notamment sur le temps qui s’écoule entre des perquisitions médiatisées et le dépôt d’accusations.

Ils veulent aussi voir des condamnations, M. le député. On a 83 condamnations actuellement qui sont faites, là. Soit des déclarations de culpabilité ou des [reconnaissances] de culpabilité.

Le commissaire de l'UPAC a aussi défendu son organisation lorsque l'adjoint parlementaire à la Sécurité publique, Jean Rousselle, l'a questionné sur les traitements spéciaux qui pourraient être accordés aux élus.

Il n’y a pas personne qui est au-dessus des lois. Je pense que les résultats sont là et il n’y en a pas, d'immunité, pour personne.

Le porte-parole de la CAQ en matière de sécurité publique, André Spénard, lui a demandé si d'après lui, il y avait « un blocage quelque part, en ce qui concernait les dossiers d'accusation » .

Il n’y a aucun blocage. Ce qui amène cette perception-là, quant à moi, c’est la longueur de nos dossiers. Il y en a un, entre autres, qui va aboutir… On est rendu à neuf ans, M. le député. Mais on va arriver à la conclusion, et j’ai bien l’impression qu’on va mettre des bracelets à ces gens-là.

Le commissaire de l’UPAC est aussi revenu sur les révélations de TVA sur l'enquête Mâchurer, qui concerne l'ex-premier ministre Jean Charest et l'ancien collecteur de fonds libéral Marc Bibeau. Une enquête administrative de l'UPAC a été annoncée mardi, pour déterminer le ou les responsables de fuites de documents dans les médias.

C’est un geste d’une déloyauté totale [...] Je souhaite ardemment qu’on arrive à la conclusion et qu’on trouve le bandit qui aurait fait ça.

Robert Lafrenière a toutefois exclu l'idée d'accélérer le travail des enquêteurs pour répondre aux pressions.

Moi, la vitesse, je n'embarque pas là-dedans. Je ne tourne pas les coins ronds. Je me rends à la cible avec le temps que ça va prendre. Et on va arrêter de mettre de la pression sur les enquêteurs pour que ça aille plus vite. Moi, l'agenda politique, je n'en ai rien à cirer!

Un témoignage qui fait réagir

Les lanceurs d'alerte Lino Zambito, Luigi Coretti et Ken Pereira ont assisté au témoignage de Robert Lafrenière.

«Je pense qu'on a eu la certitude au moins de M. Lafrenière que l'enquête Mâchurer va être porté à terme. On va avoir une fois pour tout l'heure juste sur ce qui s'est passé au Parti libéral.» - Lino Zambito, ex-entrepreneur

«Je n'ai absolument rien appris. La deuxième partie, je pensais que j'étais à une commission sur les changements climatiques. Je suis un peu désappointé.» - Ken Pereira, ex-syndicaliste

Les députés d'opposition attendaient aussi le témoignage du commissaire de l'UPAC avec impatience.

«Le coulage d’informations des dernières semaines a soulevé énormément de questions de la part de bien des gens.» - Éric Caire, leader parlementaire de la CAQ

«Qui est le patron de M. Lafrenière? À qui se rapporte-t-il? Ce n’est pas clair pour tout le monde.» - Pascal Bérubé, porte-parole du PQ en matière de sécurité publique

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