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Québec échoue à s'entendre avec ses ingénieurs, qui débrayeront le 10 mai

La rencontre ultime entre les représentants des ingénieurs du gouvernement et les négociateurs du Conseil du trésor n'a rien donné.

Un texte de Nicolas Vigneault

Les pourparlers qui ont duré presque trois heures vendredi après-midi n'ont pas permis d'éviter la tenue d'une grève des ingénieurs prévue pour le 10 mai, soit mercredi prochain.

« Ils ne nous répondent pas, soutient Marc-André Martin, président de l'Association professionnelle des ingénieurs du gouvernement du Québec. On leur offre des scénarios pour se rapprocher du marché et des autres ingénieurs, mais ils n'y donnent pas suite. »

Les représentants syndicaux ont quitté la rencontre en disant qu'ils étaient ouverts à reprendre les discussions, mais ils dénoncent l'attitude de la partie patronale. « Il y a des gens qui ont reçu leur talon de paye, qui sera déposée le 11 mai, et le gouvernement a déjà retranché les journées de grève du 10 et du 11 mai, comme si c'était acquis que nous allions en grève », ajoute M. Martin.

Au cabinet du président du Conseil du trésor, on indique ne pas vouloir négocier sur la place publique, mais « le cadre financier du gouvernement et les paramètres financiers versés aux autres employés de l'État doivent être respectés », indique Catherine Poulin, attachée de presse du ministre Pierre Moreau.

Les ingénieurs du gouvernement lanceront d'ailleurs une campagne d'affichage la semaine prochaine afin de faire valoir leurs revendications.

Les ingénieurs de l'État estiment que leur rémunération globale est 40 % moins élevée que celle des autres ingénieurs du marché.

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