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Dernier jour de campagne en France

Le centriste indépendant Emmanuel Macron a accentué son avance sur la candidate d'extrême droite Marine Le Pen, à la faveur du débat télévisé, au moment d'amorcer le dernier jour de campagne de cette tumultueuse élection présidentielle française.

Dans la foulée du débat télévisé âprement disputé, Emmanuel Macron caracole en tête des intentions de vote récoltant maintenant 62 % des intentions de vote, contre 38 % pour sa rivale, selon le dernier sondage de la campagne.

Les deux candidats multiplieront les visites, discours et interventions publiques avant de se taire, sur le coup de minuit. Mme Le Pen et M Macron devront ainsi s’effacer de l’espace public, samedi, pour respecter cette journée de réserve précédant le jour de scrutin du deuxième tour.

Diamétralement opposés, les deux candidats ont polarisé l’opinion publique jusqu’à susciter une vague de désaffection au sein de l’électorat français. Des lycéens parisiens ont exprimé cette exaspération en tentant d’interrompre les cours de leur établissement scolaire, vendredi.

Coup d'éclat de Greenpeace

Des militants écologistes de l’organisme Greenpeace ont également réalisé un coup d’éclat en réussissant à déjouer les mesures de sécurité en place à Paris - qui vit sous un régime d'état d'urgence - pour accrocher une banderole dans la tour Eiffel. Suspendue au premier étage du monument emblématique de la capitale française, la banderole jaune, assortie d’un message rédigé en lettres noires, rappelle la devise française suivie de la signature de Greenpeace : « Liberté, Égalité, Fraternité, #Resist Greenpeace ».

L’organisme écologique appelle au rejet de l’idéologie d’extrême droite de Mme Le Pen qui menace ces valeurs, selon eux.

Une des menaces au couronnement d’Emmanuel Macron est le taux d’abstention qui pourrait atteindre 25 %, selon les sondages, un sommet depuis 1964. Déçus de l’élimination de leurs candidats, les électeurs de gauche rechignent à se rallier au centriste Macron, un ancien banquier et ministre de l’Économie.

L’élection présidentielle est la première de l’histoire à se dérouler sous le régime de l’état d’urgence, instauré dans la foulée des attentats du 13 novembre 2015. L’élection se déroulera d’ailleurs sous haute surveillance puisque 50 000 policiers, gendarmes et militaires seront déployés pour l’occasion, dont 12 000 dans la seule agglomération parisienne.

Les 46,97 millions d'électeurs inscrits, dont 1,3 million établis hors du territoire français, se rendront dans un des 66 546 bureaux de vote qui ouvriront dès 8 h, dimanche.

Au premier tour, l’indépendant Emmanuel Macron, 39 ans, a récolté 24,1 % des votes devant Marine Le Pen, 48 ans, candidate du Front national (21,30 %).

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