POLITIQUE
03/05/2017 04:06 EDT | Actualisé 03/05/2017 04:16 EDT

Le patron du FBI défend son enquête sur Hillary Clinton

Le patron de la police fédérale américaine (FBI), James Comey, a déclaré qu'il aurait été « catastrophique » de cacher les développements dans l'enquête sur les courriels privés d'Hillary Clinton, et ce, même si ces révélations ont fait surface quelques jours avant le scrutin présidentiel.

Radio-Canada avec Associated Press et Agence France-Presse

Fin octobre, à moins de deux semaines du vote, le FBI avait rouvert une enquête sur les courriels privés d'Hillary Clinton après la découverte de nouveaux messages de l'ancienne secrétaire d'État sur l'ordinateur d’Anthony Weiner, ex-mari d’une collaboratrice de la candidate démocrate.

James Comey a expliqué mercredi, lors d'une audition au Sénat, qu'il s'est alors trouvé face à un dilemme : soit dissimuler cette découverte jusqu'après l'élection du 8 novembre, soit en informer le Congrès.

Selon lui, il aurait été « catastrophique » de garder le silence sur cette découverte, surtout après avoir témoigné sous serment que l'enquête était terminée. James Comey a toutefois admis qu'il savait qu'il était inhabituel d'informer le Congrès de cette affaire 11 jours avant le vote.

« Légèrement nauséeux »

Le patron du FBI a aussi ajouté qu'il se sent « légèrement nauséeux » de penser que cette décision de rouvrir l’enquête ait eu un impact sur la course remportée par Donald Trump face à Hillary Clinton.

« L'idée que nous avons pu avoir un impact sur l'élection me rend légèrement nauséeux, mais honnêtement cela n'aurait pas changé la décision. »

James Comey

Lors de son audition de mercredi, James Comey a aussi vigoureusement défendu la manière dont le FBI a géré ce dossier, indiquant que la police fédérale américaine ne peut tenir compte de l'impact de ses décisions sur les politiciens.

Des accusations

Le 28 octobre, le directeur du FBI avait annoncé au Congrès que ses enquêteurs avaient trouvé de nouveaux messages justifiant une relance des investigations sur les courriels privés d’Hillary Clinton. Cette enquête avait préalablement été fermée au mois de juillet précédent.

Dix jours après cette annonce, soit deux jours avant le scrutin présidentiel, James Comey avait finalement révélé n’avoir rien trouvé qui justifierait une inculpation pour Hillary Clinton.

Mardi, l'ancienne candidate démocrate Hillary Clinton a accusé le directeur du FBI, le président russe Vladimir Poutine et WikiLeaks de lui avoir volé une victoire quasi acquise.

« Si l'élection avait eu lieu le 27 octobre, je serais votre présidente », a-t-elle dit notamment.

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