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01/05/2017 16:25 EDT | Actualisé 01/05/2017 17:05 EDT

Venezuela: Maduro, de plus en plus contesté, appelle à une nouvelle Constitution

CARACAS, Venezuela — Le président du Venezuela, de plus en plus contesté, a appelé lundi à l'élaboration d'une nouvelle Constitution pour le pays, alors qu'un mouvement de protestation prenant de l'ampleur est entré dans son deuxième mois avec des affrontements entre la police et des manifestants antigouvernementaux.

Après que des centaines de milliers de personnes eurent manifesté de nouveau pour qu'il soit chassé du pouvoir, le président Nicolas Maduro a annoncé qu'il appelait à une assemblée citoyenne et à une nouvelle Constitution pour le pays d'Amérique du Sud durement éprouvé économiquement. Il a soutenu que ces actions étaient nécessaires pour rétablir la paix et empêcher ses rivaux politiques de tenter de mener un coup d'État.

Des leaders de l'opposition ont rapidement exprimé leur objection, soutenant que M. Maduro tentait d'ébranler encore davantage l'ordre constitutionnel.

Plusieurs personnes s'attendent à ce que le gouvernement socialiste s'arroge le pouvoir de désigner une majorité de délégués dans une éventuelle assemblée constituante. M. Maduro pourrait par la suite utiliser le prétexte de la rédaction d'une nouvelle Constitution pour repousser les élections régionales prévues cette année et une élection présidentielle qui doit se tenir en 2018, a affirmé l'analyste politique Luis Vicente Leon.

Des sondages laissent croire que les socialistes subiraient des défaites importantes lors de ces deux élections. Des leaders de l'opposition ont promis de mettre des responsables gouvernementaux derrière les barreaux s'ils prennent le pouvoir.

La plus récente refonte de la Constitution remonte à 1999, dans les débuts de la présidence de 14 ans du défunt Hugo Chavez.

Plus tôt lundi, des manifestants anti-Maduro ont tenté de marcher sur les terrains d'édifices gouvernementaux dans le centre-ville de Caracas, mais la police a bloqué leur chemin — tout comme ce fut le cas plus d'une dizaine de fois en quatre semaines de manifestations quasi quotidiennes.