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01/05/2017 08:12 EDT | Actualisé 01/05/2017 08:42 EDT

Marine Le Pen et Emmanuel Macron tiennent des rassemblements en ce Premier mai

PARIS — À six jours de l'élection d'un nouveau président, en France, la leader d'extrême-droite Marine Le Pen et le centriste Emmanuel Macron ont tenu des rassemblements, lundi, qui ont coïncidé avec les marches du Premier mai et souligné le fait que les emplois étaient au coeur des préoccupations des électeurs.

La France votera dimanche pour un nouveau président, un scrutin surveillé de près par les marchés financiers et les voisins de l'Hexagone et perçu comme un test de la vague populiste mondiale actuelle. Alors que Mme Le Pen a obtenu lundi l'appui de son père, M. Macron a rencontré un Marocain dont le père est décédé il y a plusieurs années, lorsqu'il a été balancé en bas d'un pont de Paris par des skinheads.

Une marche du Premier mai, à Paris, a été interrompue lundi lorsque des jeunes ont lancé des bombes incendiaires vers la police antiémeute, qui a répliqué avec du gaz lacrymogène et des coups de matraque. Un policier a été aperçu envoyant du gaz lacrymogène au visage d'un manifestant.

Des policiers auraient été blessés, selon la télévision locale.

Les manifestants violents ne portaient rien permettant de les identifier à des syndicats ou à la campagne électorale et semblaient plutôt venir de groupes marginaux ayant ciblé des manifestations antigouvernement dans le passé.

Les travailleurs de la marche visaient à empêcher Mme Le Pen de prendre le pouvoir, mais ne s'entendaient pas sur la méthode pour y arriver. Certains exhortaient les travailleurs français à voter pour M. Macron, alors que d'autres refusaient de lancer cet appel, incluant le candidat d'extrême-gauche Jean-Luc Melenchon, qui a été éliminé au premier tour du vote, le 23 avril.

Marine Le Pen a cependant reçu les éloges de son père et cofondateur du Front national, Jean-Marie Le Pen. Dans un discours, M. Le Pen a demandé aux électeurs français de voter pour sa fille, dimanche, décrivant M. Macron comme un «Socialiste masqué».

M. Macron, voulant rappeler aux électeurs le passé sombre du Front national, a rendu hommage, lundi, à un Marocain lancé dans la Seine lors d'une marche de l'extrême-droite, il y a plus de deux décennies. Il s'est joint au fils de cet homme et à des manifestants anti-Front national dans le cadre d'une commémoration annuelle près du Louvre.