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01/05/2017 10:54 EDT | Actualisé 01/05/2017 11:04 EDT

Malgré les critiques de Trump, il ne faut pas paniquer, croit Agropur

MONTRÉAL — Malgré le ton abrasif adopté par l'administration Trump à l'égard des producteurs laitiers canadiens au moment où l'on s'apprête à renégocier l'Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA), il est encore «prématuré» d'anticiper «toutes sortes de scénarios», croit le chef de la direction d'Agropur, Robert Coallier.

Ardent défenseur du système régissant les productions de lait, d'oeufs et de volailles au Canada, le grand patron de la coopérative laitière a estimé lundi que pour l'instant, «mieux vaut laisser aller les choses».

En marge d'une allocution devant le Cercle canadien de Montréal, M. Coallier a rappelé que les gouvernements du Québec et du Canada avaient déjà promis de défendre la gestion de l'offre.

Toutefois, dans son discours, celui-ci a prévenu que la gestion de l'offre ne devait pas servir de «monnaie d'échange», étant donné qu'elle avait déjà fait les frais de l'accord de libre-échange avec l'Union européenne (UE) ainsi que du Partenariat transpacifique — dont l'avenir semble nébuleux en raison de l'acte de retrait signé par Donald Trump peu après son arrivée à la Maison-Blanche.

M. Coallier a estimé qu'un changement des «règles du jeu» du contexte réglementaire au pays entraînerait un «déséquilibre profond» en plus de «mettre à risque» l'industrie laitière canadienne.

À son avis, les nombreuses conclusions de l'étude commandée par Agropur en 2015 au cabinet américain Boston Consulting Group (BCG) sont toujours d'actualité.

Le document suggère notamment que l'abolition intégrale du système canadien de la gestion de l'offre menacerait 4500 à 6000 fermes et pourrait faire disparaître jusqu'à 24 000 emplois directs au Canada.