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01/05/2017 15:42 EDT

François Veilleux-Lessard, champion de babyfoot

François Veilleux-Lessard est un de ces magiciens du babyfoot. Un moment, on voit la balle, et l'instant d'après, elle disparait dans le but l'adversaire. Le jeune homme de Québec nous offre une incursion dans le monde du soccer sur table. À 24 ans, il fait partie des meilleurs joueurs de la planète.

Un texte de Jean-Philippe Martin

La Fédération internationale de soccer sur table le place au 55e rang du classement mondial. Pourtant, il y a six ans seulement, François disputait ses premières parties de babyfoot, au Cégep de Limoilou.

Avant son premier match de la ligue du mardi soir, dans un bar billard du quartier Sainte-Foy, François raconte qu'il a tout de suite eu la passion pour ce jeu sur table, même s'il avoue lui-même qu'il était « vraiment nul au début, comme tout le monde qui commence! »

« C'est le côté technique qui m'a d'abord accroché. Les exécutions et les mouvements explosifs du jeu, tout ça avait vraiment l'air d'être intéressant et le fun à pratiquer! »

Il s'est acheté une table, puis une autre et il s'est mis à pratiquer chaque jour, seul chez lui. Le jeune homme s'est inscrit dans une ligue, qu'il a trouvée grâce au web. En quelques années, il était le meilleur joueur de la ligue. Il a ensuite remporté ses premiers tournois provinciaux.

« J'ai progressé techniquement parce que j'ai mis beaucoup d'heures à pratiquer. Il n'y a pas de secret! » dit-il. « Je crois être bon avec mes mains, mais il n'y a rien qui bat le temps de pratique qu'on peut mettre à la table. »

La Coupe du monde de soccer...sur table

Comme pour le soccer, le soccer sur table a lui aussi, sa Coupe du monde! François Veilleux-Lessard revient tout juste de Hambourg en Allemagne, où il a pris part, le mois dernier, au tournoi international le plus relevé au monde.

« C'est très compétitif! Il y a de la pression comme nulle part ailleurs! Tout le monde veut gagner. Les installations sont immenses. Ça se passe dans un gros théâtre avec des caméras et des écrans. C'est hallucinant! »

Lui et son coéquipier Laurent Paquin-Marcotte de Trois-Rivières ont signé plus de victoires que de défaites lors de la Coupe du monde, mais ils ont dû se contenter du 17e rang au terme de la compétition, battus par un duo originaire de la République tchèque.

« C'est toujours des expériences qui me font grandir en tant que joueur. Je finis un tournoi et si je n'ai pas gagné, je suis fâché sur le coup. Mais après, je m'assois et je réfléchis à ce qu'il y a à améliorer pour le prochain », explique François qui compare le babyfoot au jeu d'échecs.

François Veilleux-Lessard espère réussir un grand coup. Il croit être en mesure de ramener un jour, le titre mondial au Canada. « Je pense que c'est une question de temps et une question d'efforts », dit-il avec conviction.