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01/05/2017 10:03 EDT | Actualisé 01/05/2017 11:22 EDT

Des critiques s'inquiètent de l'invitation lancée par Trump à Duterte

MANILLE, Philippines — Un groupe de défense des droits de la personne affirme que le président des États-Unis, Donald Trump, ne devrait pas dérouler le tapis rouge pour accueillir le leader philippin Rodrigo Duterte, l'accusant d'être le «cerveau» d'exécutions de masse dans le cadre de sa campagne contre les narcotrafiquants, qui a fait des milliers de morts.

Human Rights Watch et d'autres critiques ont réagi avec alarmisme, lundi, à l'invitation à la Maison-Blanche lancée par M. Trump à M. Duterte. Par téléphone, M. Trump a également réaffirmé l'alliance et l'amitié entre les États-Unis et les Philippines.

Les États-Unis et les autres pays proches des Philippines «ont une obligation de demander l'imputabilité pour les victimes de la guerre abusive menée par Duterte contre les narcotrafiquants», a lancé le directeur adjoint de la division Asie de Human Rights Watch, Phelim Kine.

Selon M. Kine, M. Trump pourrait nuire au respect des droits de la personne en se montrant trop amical envers M. Duterte, qui fait face à une plainte pour de présumées exécutions de masse devant la Cour pénale internationale.

M. Duterte a déclaré que son administration n'appuyait pas les assassinats extrajudiciaires, mais il a souvent menacé de mort et de violences les suspects liés au trafic de drogues dans des discours télévisés à l'échelle nationale. Son porte-parole, Ernie Abella, n'a pas répondu à une demande d'entrevue à ce sujet, lundi.

M. Duterte a dit ne pas avoir accepté l'invitation de Donald Trump en raison de séjours déjà prévus en Russie, en Israël et dans d'autres pays.

Des représentants américains et philippins ont précisé que les appels et invitations faits par Donald Trump à plusieurs dirigeants de pays asiatiques visaient à discuter de la crise liée aux menaces nucléaires de la Corée du Nord.