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01/05/2017 11:41 EDT

Conseil supérieur de l'éducation : un impact limité auprès du gouvernement

À peine nommé au Conseil supérieur de l'éducation, le professeur de l'Université du Québec à Rimouski, Jean Bernatchez, est bien conscient des limites de l'influence de l'organisme face au gouvernement du Québec

Un texte de Patrick Bergeron

L'organisme a pour fonction de conseiller le ministre de l'Éducation sur toute question relative à ce domaine d'activité. Il a été créé en 1964 à la suite du rapport de la Commission Parent.

Selon Jean Bernatchez, l'influence réelle du conseil se situe davantage à long terme qu'à court terme.

Il cite en exemple un avis déposé en mars par le conseil concernant l'implantation des cours d'éducation financière. Selon les membres de l'organisme, la mise en place de ce cours en septembre prochain était prématurée. Malgré tout, le ministre de l'Éducation Sébastien Proulx a confirmé qu'il n'entendait pas revenir sur sa décision.

Problème d'éthique

La semaine dernière, le ministre Sébastien Proulx confirmait que tout élève ayant obtenu une note de 58 % ou de 59 % à une épreuve ministérielle se voyait automatiquement attribuer un ou deux points de plus pour obtenir la note de passage. Pour le professeur de l'UQAR, Jean Bernatchez, cette démarche est adéquate.

Par contre, il dénonce l'impact de la gestion axé sur les résultats. Cette façon de faire amène les écoles et les commissions scolaires à avoir des cibles de résultats à atteindre.

20 % des enseignants auraient eu des pressions pour augmenter les notes de leurs étudiants.

Jean Bernatchez, membre du Conseil supérieur de l'éducation

Jean Bernatchez espère pouvoir être le porte-voix au conseil des problèmes rencontrés dans le domaine de l'éducation en régions. Selon lui, ces problèmes différent bien souvent de ceux vécus dans les grands centres de la province.