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28/04/2017 12:00 EDT | Actualisé 28/04/2017 16:59 EDT

Québec injecte 26,6 M$ supplémentaires en santé mentale

Le ministre de la Santé Gaétan Barrette a annoncé vendredi des ressources financières additionnelles pour accroître, sur le terrain, le nombre d'équipes qui interviennent auprès de personnes atteintes de troubles graves de santé mentale, telles que les schizophrènes et les bipolaires.

« C'est la clientèle la plus lourde », a affirmé Gaétan Barrette en conférence de presse pour décrire les gens qui vont bénéficier de cette aide accrue de 26,6 millions de dollars du gouvernement du Québec.

Avec ces sommes, récurrentes, le ministère de la Santé et des Services sociaux mettra en place 36 équipes supplémentaires « qui accompagneront de vraies personnes sur le terrain pour leur permettre de vivre une vie normale », dit le ministre Barrette.

Environ 5560 personnes supplémentaires atteintes de troubles mentaux graves bénéficieront de services de proximité dans leur propre domicile ou dans leur milieu de vie. La clientèle visée regroupe autant les adultes que les jeunes qui vivent leur premier épisode psychotique.

L’investissement se décline ainsi :

  • 15 M$ pour 21 nouvelles équipes offrant des services de suivi intensif ou de soutien d’intensité variable;
  • 10 M$ pour développer 15 équipes de soutien pour les services d’intervention précoce dès l’apparition d’un premier épisode psychotique chez les jeunes;
  • 1 M$ pour rehausser des services sociaux généraux des établissements du réseau pour consolider le Service d’aide en situation de crise;
  • 500 000 $ au Centre national d’excellence en santé mentale (CNESM), consacrés à la réintégration des personnes atteintes de troubles mentaux graves dans la communauté.

C'est une clientèle souvent laissée pour compte dans le réseau [de la santé] et dans la société.

Le Dr André Delorme, directeur de la santé mentale au Ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec

Comme l'explique le Dr André Delorme, psychiatre, la schizophrénie et la maladie bipolaire sont des maladies chroniques, au même titre que le diabète, par exemple. Par conséquent, le suivi qui s'impose pour ces malades doit être fait en continu.

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