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28/04/2017 09:59 EDT | Actualisé 28/04/2017 10:20 EDT

Iran: premier débat présidentiel vif entre Rohani et le conservateur Ghalibaf

Le premier débat télévisé en direct entre les six candidats à la présidentielle iranienne du 19 mai a été marqué vendredi par de vifs échanges entre le président modéré sortant Hassan Rohani et le maire conservateur de Téhéran Mohammad Bagher Ghalibaf.

"Mensonge", "mauvaise gestion"... Les accusations se sont multipliées entre d'un côté M. Rohani et son 1er vice-président Es-Hagh Jahanguiri, également candidat, et de l'autre M. Ghalibaf.

"Notre grand problème (...) est l'emploi, vous aviez promis de créer quatre millions d'emplois", a déclaré M. Ghalibaf en s'adressant au président sortant. "Je n'ai jamais promis la création de quatre millions d'emplois. C'est un mensonge", a rétorqué M. Rohani.

Le chômage, qui dépasse les 12,4%, le logement social et l'aide aux couches défavorisées, ont largement dominé ce premier des trois débats télévisés prévus entre les six candidats au scrutin présidentiel iranien.

Les trois autres candidats, le religieux conservateur Ebrahim Raissi, le conservateur Mostafa Mirsalim et le réformateur Mostafa Hashemitaba, sont restés plus en retrait lors de cette première confrontation.

M. Ghalibaf a accusé M. Rohani et son gouvernement de "mauvaise gestion" et de "répéter en permanence que le gouvernement n'a pas les moyens" pour résoudre les problèmes du pays, en particulier, le chômage, qui touche 3,3 millions de personnes, et le manque de logement social.

Il a également accusé le 1er vice-président Jahanguiri d'être en réalité un candidat de soutien à M. Rohani pour l'aider dans les débats télévisés. Selon plusieurs responsables réformateurs, M. Jahanguiri devrait se retirer de la course présidentielle après les débats télévisés pour apporter son soutien au président sortant.

M. Jahanguiri a, lui, accusé M. Ghalibaf de gérer "Téhéran avec une mentalité de militaire", allusion au passé du maire de la capitale iranienne qui a été commandant de la force aérienne des Gardiens de la révolution et chef de la police nationale.

Lors de la présidentielle de 2013, M. Rohani avait déjà accusé M. Ghalibaf d'avoir une "pensée de caserne".

Le maire de Téhéran a enfin accusé le gouvernement d'être celui "des 4%" les plus riches de la société" estimant qu'il fallait mobiliser les moyens du pays pour venir en aide aux couches défavorisées.

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