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28/04/2017 06:09 EDT | Actualisé 28/04/2017 06:40 EDT

Grève générale au Brésil, les transports fortement perturbés

Les transports en commun de nombreuses villes brésiliennes étaient fortement perturbés vendredi, notamment à Sao Paulo, capitale économique du pays, en raison d'un appel à la grève générale contre les mesures d'austérité du président Michel Temer.

Dans plusieurs villes, dès les premières heures de la journée, des manifestants bloquaient d'importantes artères de circulation en brûlant des pneus au milieu de la voie, provoquant de nombreux embouteillages.

À Sao Paulo, la police a utilisé du gaz lacrymogène pour disperser les manifestants et libérer les voies. Métros, bus et trains de banlieue étaient à l'arrêt.

À Rio de Janeiro, un pont qui relie la ville à de nombreuses communes situées de l'autre côté de la baie a été bloqué pendant plusieurs heures, mais la circulation a été rétablie. En revanche, les transports en commun n'ont été que faiblement perturbés.

Un porte-parole de l'Agence nationale d'aviation a indiqué à l'AFP que "les aéroports fonctionnaient normalement", même si plusieurs vols ont été annulés, notamment à l'aéroport domestique de Sao Paulo.

En plus des problèmes de transports, la plupart des écoles ont fermé leurs portes, ainsi qu'un grand nombre de banques.

De nombreuses manifestations sont prévues dans l'après-midi, pour protester notamment contre la réforme des retraites et la flexibilisation du travail souhaitées par le gouvernement pour tenter de sortir le pays de la pire récession de son histoire.

Les derniers chiffre du chômage, publiés vendredi, font état d'un taux record de 13,7% entre janvier et mars, avec plus 14,2 millions de personnes à la recherche d'un emploi.

"Temer ne gouverne pas. C'est la classe ouvrière qui gouverne", a écrit sur son site la Centrale unique des travailleurs (CUT), un des principaux syndicats du pays.

Le gouvernement, dont plusieurs ministres sont impliqués dans un méga-scandale de corruption, mise sur des réformes particulièrement impopulaires, notamment celle prévoyant le recul de l'âge de départ à la retraite de 60 à 65 ans pour les hommes et de 55 à 62 ans pour les femmes.

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