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27/04/2017 07:12 EDT | Actualisé 27/04/2017 07:40 EDT

"Mafia Capitale": 28 ans de prison requis contre le principal accusé

Le parquet de Rome a requis jeudi une peine de 28 ans de réclusion contre Massimo Carminati, principal accusé dans le procès "Mafia Capitale" sur un vaste réseau criminel ayant infiltré la municipalité de Rome.

M. Carminati, 58 ans, est un ancien militant d'extrême-droite, borgne depuis un échange de tirs avec la police, déjà condamné pour appartenance à un groupe criminel de la capitale dans les années 1980.

Le parquet a également demandé la confiscation de tous ses biens.

Avec 45 autres prévenus, il est jugé depuis novembre 2015 pour extorsion, corruption et détournement de fonds publics dans le cadre de ce réseau opérant grâce à la complicité d'entrepreneurs véreux et d'hommes politiques peu scrupuleux de tous bords.

Selon l'accusation, son bras droit était Salvatore Buzzi, le patron d'une coopérative travaillant pour la municipalité de Rome, médiateur entre le monde politique et celui plus obscur géré par Carminati.

Buzzi, incarcéré depuis son arrestation en décembre 2014 tout comme Carminati, avait été condamné à 30 ans de prison pour l'assassinat brutal d'un complice l'ayant aidé à écouler des chèques volés, mais libéré pour bonne conduite au bout de six ans.

Jeudi, le parquet a requis 26 ans et trois mois de réclusion contre Salvatore Buzzi.

Selon les enquêteurs, les deux hommes avaient mis en place un vaste réseau de corruption dont les affaires s'étendaient de la gestion des ordures à la maintenance des espaces verts ou à l'hébergement des demandeurs d'asile, des secteurs bénéficiant d'importants fonds publics.

"Tu as une idée, toi, de combien je gagne sur les immigrés ? Le trafic de drogue rapporte moins", se vantait ainsi Buzzi dans une conversation téléphonique enregistrée par les enquêteurs.

Le parquet a demandé au total 515 années de prison à l'encontre des 46 accusés, selon un décompte des médias italiens.

La prochaine audience est prévue les 2 et 3 mai pour les plaidoiries des avocats des parties civiles.

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