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27/04/2017 02:02 EDT | Actualisé 27/04/2017 02:20 EDT

Lufthansa pas intéressé par un rachat d'Alitalia (directeur financier)

Le directeur financier de Lufthansa a déclaré jeudi que le géant européen du transport aérien n'avait pas l'intention d'acheter la compagnie italienne en difficulté Alitalia, démentant des rumeurs de presse.

"Nous ne sommes pas là pour acheter Alitalia", a dit Ulrik Svensson sans plus de commentaires lors d'une conférence de presse téléphonique pour analystes, au jour de la publication par Lufthansa de son bilan financier du premier trimestre.

Après le rejet par les salariés d'un plan de restructuration prévoyant 1.700 suppressions d'emplois sur 12.500 et des baisses de salaire, Alitalia se trouve au bord du gouffre.

La compagnie italienne sera "vendue au plus offrant", a indiqué mercredi le ministre italien des Transports, tandis que son homologue du Développement économique a jugé "intéressante" une éventuelle reprise partielle par Lufthansa.

Mercredi, le groupe allemand, interrogé par l'AFP, s'était refusé à tout commentaire sur ce qu'il considérait être des "spéculations".

Le groupe, maison mère des compagnies Lufthansa, Eurowings, Swiss, Brussels Airlines et Austrian Airlines, a publié dans la matinée une perte nette de 68 millions d'euros sur les trois premiers mois de l'année, à comparer aux 8 millions d'euros de perte nette du premier trimestre 2016.

Mais il s'est réjoui d'avoir enregistré un premier trimestre dans le vert au niveau opérationnel (Ebit ajusté), et ce pour la première fois en près de dix ans.

En 2016, Lufthansa a dégagé un bénéfice net record de 1,78 milliard d'euros, malgré la concurrence féroce des compagnies à bas coûts Ryanair et Easyjet et des compagnies du Golfe comme Etihad. Cette dernière est actionnaire à la fois d'Alitalia et d'Air Berlin, compagnie allemande en difficulté chronique.

Air Berlin devait dévoiler dans la journée des résultats financiers pour 2016 qui s'annoncent très mauvais mais a repoussé la publication de son bilan annuel à vendredi, en invoquant des raisons organisationnelles. Selon la presse allemande, la compagnie, de plus en plus fragilisée, pourrait passer dans le giron de Lufthansa si Etihad décidait de revoir sa stratégie en Europe.

esp/maj/at

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