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27/04/2017 08:35 EDT | Actualisé 27/04/2017 17:04 EDT

L'Unicef demande à la Malaisie d'abolir le châtiment corporel

KUALA LUMPUR, Malaisie — L'agence onusienne des enfants a demandé jeudi à la Malaisie d'abolir le châtiment corporel après la mort d'un garçon de 11 ans qui avait été si sévèrement battu par le directeur adjoint d'une école religieuse qu'on avait dû lui amputer les deux jambes.

La petite victime, Mohamad Thaqif Amin Mohamad Kadhafi, avait apparemment été fouettée avec un boyau d'arrosage dans un pensionnat islamique privé, le mois dernier. Ses jambes se sont ensuite infectées et ont dû être amputées. Il est mort mercredi.

La police a arrêté le directeur adjoint de l'établissement, qui est accusé d'avoir battu Mohamad et plusieurs autres enfants pour les punir.

L'affaire a suscité la colère en Malaisie, un pays majoritairement musulman, et le premier ministre Najib Razak a ordonné aux policiers d'accélérer leur enquête.

Une représentante de l'Unicef en Malaisie, Marianne Clark-Hattingh, a demandé la fin du châtiment corporel en Malaisie. Des données démontreraient qu'il s'agit de la façon préférée de punir les enfants dans ce pays.

La Malaisie a signé la Convention de l'ONU relative aux droits de l'enfant, mais elle exprime certaines réserves face à l'article 37 qui stipule que nul «enfant ne soit soumis à la torture ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants».

Des représentants du gouvernement malaisien n'ont pu être rejoints pour obtenir un commentaire.