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27/04/2017 10:11 EDT | Actualisé 27/04/2017 10:40 EDT

France: Macron favorable à des "sanctions" européennes contre la Pologne

Le candidat à la présidentielle française Emmanuel Macron s'est dit favorable à des "sanctions" européennes contre Varsovie, alors que le dossier de la délocalisation d'une usine Whirlpool en Pologne s'est invité dans la campagne.

Il ne peut y avoir de pays "qui joue des écarts fiscaux sociaux au sein de l'Union européenne et qui est en infraction de tous les principes de l'Union", estime le jeune centriste dans une interview au quotidien régional La Voix du Nord publiée jeudi.

Le candidat a reçu un accueil houleux mercredi lors d'une visite aux salariés de l'usine Whirlpool à Amiens (nord), qui doit être fermée et délocalisée en Pologne, laissant des centaines d'ouvriers sans emploi.

"Je ne poursuivrai pas l'Europe comme elle est", a promis Emmanuel Macron, accusé par sa rivale d'extrême droite Marine Le Pen d'être le candidat de la "mondialisation sauvage"

"J'ai toujours défendu l'Europe dans cette campagne tout en disant que je voulais une autre Europe, une Europe qui protège", affirme-t-il, en défendant notamment sa proposition d'harmonisation fiscale et sociale dans l'Union européenne.

S'il reconnaît que des sanctions ne sont pas possible sur un éventuel dumping social, le candidat réclame des poursuites inédites de l'Union via l'article 7 du traité de l'UE.

"Sur le dossier de Whirlpool, dans les trois mois qui suivront mon élection, il y aura une décision prise sur la Pologne. Je mets ma responsabilité sur la table sur ce sujet", lance le candidat centriste à l'adresse du gouvernement conservateur-nationaliste polonais.

"Je veux qu'on regarde le cas de la Pologne dans son intégralité. Et que sur les sujets des droits et des valeurs de l'Union européenne des sanctions soient prises", affirme-t-il encore.

La Commission européenne a mis en garde de manière répétée le gouvernement du parti Droit et Justice (PiS) --au pouvoir à Varsovie depuis fin 2015--, estimant que sa réforme de la justice constitutionnelle portait atteinte à l'Etat de droit.

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