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25/04/2017 09:49 EDT | Actualisé 25/04/2017 10:08 EDT

Un officier expert en carabines témoigne au procès de la GRC à Moncton

MONCTON, N.-B. — Un expert en opérations tactiques de la GRC a été appelé à la barre, mardi, au procès de la police fédérale pour violations du Code canadien du travail en lien avec la fusillade de Moncton en 2014.

Le surintendant Bruce Stuart, de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), a raconté au juge Leslie Jackson qu'il avait recommandé en 2006 à la police fédérale d'envisager la possibilité de munir ses agents de carabines militaires. La GRC lui avait alors demandé de poursuivre son analyse et ses recherches.

L'officier Stuart, un moniteur accrédité dans le maniement de ce type de carabines, a indiqué mardi qu'un chercheur indépendant avait, cinq ans plus tard, en 2011, recommandé à la GRC d'adopter cette arme.

Le 4 juin 2014, les agents Doug Larche, Fabrice Gevaudan et Dave Ross sont tombés sous les balles de Justin Bourque, embusqué avec une arme semi-automatique à Moncton. Les agents Éric Dubois et Darlene Goguen ont aussi été blessés lors de cette fusillade.

La Couronne soutient que la GRC aurait dû former et équiper adéquatement ses agents et leurs supérieurs afin de répondre de façon sécuritaire à une telle fusillade. Le procureur de la Couronne Paul Adams avait soutenu dans ses plaidoiries préliminaires, lundi, que certains des policiers tués ce jour-là seraient peut-être toujours vivants aujourd'hui si la police fédérale avait respecté le Code du travail.

Me Adams a plaidé que la vaste majorité des policiers qui ont répondu ce jour-là à l'appel concernant un «tireur actif» n'avaient pas la formation requise en matière d'armes à feu. Selon la poursuite, au moins certains décès auraient pu être évités si la GRC avait respecté l'article 124 du Code du travail, qui prévoit que tout employeur doit «veiller à la protection de ses employés en matière de santé et de sécurité au travail».