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25/04/2017 04:39 EDT | Actualisé 25/04/2017 05:00 EDT

Les détenus palestiniens en grève de la faim interdits de visite

Israël interdit depuis huit jours tout contact avec les 1.500 détenus palestiniens en grève de la faim, a affirmé mardi à l'AFP Fedwa Barghouthi, l'épouse du leader de ce mouvement Marwan Barghouthi.

"Les organisations internationales comme la Croix-Rouge, les députés arabes israéliens et les avocats sont interdits de visite aux prisonniers grévistes", a déclaré cette avocate, haute responsable comme son mari du parti Fatah du président Mahmoud Abbas.

"Ces mesures d'Israël sont illégales et contreviennent aux droits de l'Homme les plus basiques", a-t-elle dit.

Des avocats avaient obtenu de la Cour suprême israélienne qu'elle déclare illégales ces interdictions mais "ils ont été surpris de découvrir en se rendant dans les prisons qu'ils n'étaient toujours pas autorisés à visiter les détenus au prétexte que leur état de santé ne le leur permettait pas", a-t-elle ajouté.

Marwan Barghouthi, condamné il y a 15 ans par Israël à la prison à perpétuité pour des attentats meurtriers durant la seconde Intifada, le soulèvement palestinien de 2000-2005, a lancé le 17 avril un appel à la grève de la faim pour réclamer des conditions de détention plus "dignes".

Depuis, plus d'un millier de Palestiniens emprisonnés par Israël refusent de se nourrir jusqu'à ce qu'ils obtiennent des visites médicales régulières ou l'accès au téléphone, entre autres.

Lundi, les Palestiniens ont annoncé une dégradation "dangereuse" de l'état de santé de M. Barghouthi, un développement qui, s'il s'aggravait encore, pourrait provoquer une "explosion", préviennent responsables et observateurs palestiniens.

A l'extérieur des murs des prisons, de nombreuses voix s'élèvent pour appeler à intensifier la mobilisation, après plusieurs manifestations, parfois émaillées de heurts limités. Mardi, le comité de soutien des grévistes a appelé à boycotter les produits israéliens et à empêcher les camions transportant de tels biens d'entrer dans les Territoires palestiniens occupés par l'armée israélienne.

"Ne pas acheter ces produits est le minimum que chaque citoyen puisse faire pour soutenir la grève", proclame le comité dans un communiqué.

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