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25/04/2017 10:25 EDT | Actualisé 25/04/2017 10:40 EDT

Japon: démission attendue d'un ministre après une gaffe sur le tsunami de 2011

Le ministre japonais de la Reconstruction va présenter mercredi sa démission après des propos jugés choquants sur le tsunami qui a causé l'accident en 2011 à la centrale nucléaire de Fukushima, a affirmé mardi la chaîne de télévision NHK.

Selon la chaîne, Masahiro Imamura compte présenter mercredi matin sa démission au Premier ministre Shinzo Abe, qui a d'ores et déjà décidé de le remplacer par Masayoshi Yoshino, un vétéran de son parti.

M. Imamura a suscité un tollé mardi au cours d'une réunion du Parti Libéral-Démocrate (PLD) au pouvoir en affirmant que le fait que la catastrophe de 2011 ait eu lieu dans le nord-est du Japon, et non dans la région de la capitale, était "une bonne chose".

"Si elle était survenue près de la région de la capitale, les dégâts auraient été énormes", a déclaré M. Imamura, qui s'est ensuite rétracté.

Le tsunami consécutif à un séisme qui a dévasté le 11 mars 2011 la côte nord-est du Japon a fait plus de 18.500 morts ou disparus et provoqué une catastrophe nucléaire majeure à la centrale de Fukushima dont le pays ne s'est jamais remis.

M. Abe, qui assistait à cette réunion, a plus tard présenté des excuses "en tant que Premier ministre" pour les "propos extrêmement inappropriés" de M. Imamura "qui ont blessé la population du nord-est".

La gaffe de M. Imamura a déclenché les foudres de l'opposition, le Parti démocratique exigeant sa démission immédiate.

En avril, M. Imamura avait déjà provoqué l'indignation en déclarant que les habitants qui n'étaient pas revenus dans les zones de Fukushima considérées comme habitables par le gouvernement étaient "responsables d'eux-mêmes".

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