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25/04/2017 13:32 EDT | Actualisé 25/04/2017 14:22 EDT

Comment les joueurs survivent aux nombreuses prolongations en séries

Après une défaite en deuxième période supplémentaire, le défenseur des Capitals de Washington Brooks Orpik souhaitait simplement manger un peu et rentrer chez lui pour dormir.

Vétéran aguerri des séries, Orpik savait toutefois qu'il était préférable d'effectuer quelques exercices pour prendre soin de son corps de 36 ans avant de quitter l'aréna.

«Plus vous jouez, plus vous êtes fatigués mentalement, a noté Orpik. Et ça peut rester avec vous un certain temps. Je pense que tout le monde est tellement en bonne condition physique qu'ils croient qu'ils peuvent passer à travers. Mais l'aspect mental est un peu plus important.»

L'entraîneur-chef des Sénateurs d'Ottawa, Guy Boucher, aime rappeler que le repos est une arme et cela est certainement vrai après un match ayant nécessité une prolongation. Et il y a en eu plusieurs depuis le début des séries 2017.

Un total de 18 matchs ont nécessité au moins une période supplémentaire lors du premier tour, un record.

Le défenseur des Sénateurs Dion Phaneuf a qualifié la série contre les Bruins de Boston de la plus difficile de sa carrière, alors que quatre des six matchs ont atteint la prolongation.

«Je crois que nous avons la profondeur pour survivre à cette situation, a mentionné le directeur général des Sénateurs, Pierre Dorion, alors que son équipe se prépare à affronter les Rangers de New York. Et il y a eu tellement de prolongations cette année que toutes les équipes ont un peu vécu la même chose.»

Pas tout à fait. Les Penguins de Pittsburgh ont disputé une seule prolongation, éliminant les Blue Jackets de Columbus en cinq matchs. Les Capitals de Washington, qui affronteront les Penguins au deuxième tour, ont disputé le plus de minutes en prolongation (46:20) et ont eu besoin de 406:20 pour achever les Maple Leafs de Toronto en six rencontres.

«Les Penguins doivent être heureux de nous avoir vu jouer aussi souvent en prolongation», a noté Orpik.

Son coéquipier chez les Capitals Matt Niskanen a aussi abordé le sujet avec un sourire en coin.

«Peut-être que ça nous aide à trouver la forme, je ne sais pas, a-t-il raconté. Vous voulez gagner et vous n'allez pas sortir le drapeau blanc à cause de quelques minutes de prolongation.»

Gagner en prolongation est une manière d'oublier la fatigue, mais ça n'aide pas toujours. L'an dernier, les Predators de Nashville ont signé une victoire en troisième prolongation face aux Sharks de San Jose, mais ils ont manqué d'énergie pendant le reste de la série et ont perdu en sept matchs.

«C'est difficile pour le corps, mais ça fait partie des séries, a noté David Desharnais, qui a inscrit le but vainqueur pour les Oilers d'Edmonton lors du match no 5 de leur série face aux Sharks. Nous avons quelques jours pour récupérer.»

L'entraîneur des Oilers Todd McLellan a trouvé une manière plus simple de décrire la situation: en séries, vous videz le réservoir à chaque match et l'important est de trouver le moyen de le remplir à temps pour la partie suivante.

La science est aussi là pour aider. Orpik soutient qu'une bonne nutrition et le sommeil peuvent faire une différence. Patiner un peu moins entre les matchs peut aussi permettre aux jambes de récupérer un peu.

«Les gars qui jouent beaucoup doivent éviter de passer trop de temps sur la patinoire à l'entraînement, a indiqué l'attaquant des Capitals Jay Beagle. Mais nous sommes tous des professionnels. Nous savons quoi faire pour être à notre meilleur.»