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25/04/2017 14:23 EDT | Actualisé 25/04/2017 14:40 EDT

Aléna: des multinationales réfutent les propos de Wilbur Ross

De grandes multinationales américaines et canadiennes ont réfuté mardi des propos du secrétaire américain au Commerce Wilmur Ross sur l'accord de libre-échange nord-américain (Aléna) que Donald Trump veut renégocier.

Le secrétaire au Commerce américain Wilbur Ross s'en est pris une nouvelle fois à l'Aléna en affirmant que les différends commerciaux avec le Canada sur le bois de construction et les produits laitiers sont la preuve que ce traité de libre-échange "n'a pas fonctionné comme il aurait dû".

"Il est important de comprendre que ni le lait ni le bois ne sont couverts par l'Aléna", a répliqué Maryscott Greenwood, présidente du Conseil des affaires canado-américain, organisation regroupant 50 grandes multinationales comme Coca-Cola, Facebook ou Bombardier.

"Le fait que ces deux secteurs protégés fassent l'objet de différends commerciaux depuis quelques semaines n'est pas une preuve que l'Aléna ne fonctionne pas", a-t-elle souligné.

"Nous inonder de bois, ce n'est pas du bon voisinage et il y a le sentiment dans l'industrie laitière qu'ils ont pris une décision un peu abrupte la semaine dernière", avait déclaré auparavant le secrétaire au Commerce américain.

Donald Trump a lancé une offensive tous azimuts contre le Canada, déclarant la guerre commerciale au principal partenaire économique des Etats-Unis, en imposant des taxes sur le bois de construction et menaçant de mesures de représailles dans le secteur laitier.

Sur le lait, en visite la semaine dernière dans le Wisconsin, un Etat du nord des Etats-Unis, Donald Trump avait qualifié de "honteuses" les mesures canadiennes de limitation des importations de concentré de protéines de lait.

Dans les faits, le gouvernement canadien n'a pris aucune nouvelle mesure sur le lait. Ce sont les producteurs laitiers canadiens qui ont négocié avec les transformateurs locaux pour offrir le concentré de protéines "à un prix compétitif", a expliqué le président de la Fédération des producteurs lait du Québec, Bruno Letendre, sur Radio-Canada.

Cet accord a fait perdre un contrat au Canada à une entreprise du Wisconsin qui y écoulait le concentré produit par 75 producteurs de cet Etat.

"Les transformateurs ont le loisir de l'acheter aux Etats-Unis ou au Canada, il n'y pas de règles qui les empêchent", a dit M. Letendre. En fait, a-t-il ironisé, Donald Trump a fait "une petite montée de lait".

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