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24/04/2017 06:21 EDT | Actualisé 24/04/2017 06:38 EDT

L'administration Trump veut financer son mur, coûte que coûte

Faute d'accord, le gouvernement risque d'être paralysé samedi prochain, à l'occasion du 100e jour du magnat new-yorkais à la Maison-Blanche.

SAN YSIDRO, CALIFORNIA - JANUARY 25: A Border Patrol vehicle sits along the U.S.-Mexico border wall on January 25, 2017 in San Ysidro, California.  U.S. President Donald Trump issued an executive order to begin the process of building a wall along the U.S.-Mexico border and is expected to sign an executive order that would suspend the United States' broader refugee program for 125 days. (Photo by Sandy Huffaker/Getty Images)
Sandy Huffaker via Getty Images
SAN YSIDRO, CALIFORNIA - JANUARY 25: A Border Patrol vehicle sits along the U.S.-Mexico border wall on January 25, 2017 in San Ysidro, California. U.S. President Donald Trump issued an executive order to begin the process of building a wall along the U.S.-Mexico border and is expected to sign an executive order that would suspend the United States' broader refugee program for 125 days. (Photo by Sandy Huffaker/Getty Images)

L'administration du président Donald Trump a réaffirmé dimanche que le financement de son mur à la frontière mexicaine est une condition à l'approbation du budget américain, quitte à risquer une paralysie du gouvernement en cas d'échec des négociations.

Le milliardaire républicain espère que le Congrès approuvera dans les jours qui viennent une partie du financement de ce mur, promesse phare de sa campagne, avant d'entériner lui même le budget.

Faute d'accord, le gouvernement risque d'être paralysé samedi prochain, à l'occasion du 100e jour du magnat new-yorkais à la Maison Blanche, ce qui engendrerait la fermeture de facto d'agences gouvernementales.

Le directeur du Budget, Mick Mulvaney, a tendu la main à l'opposition démocrate, assurant que la Maison Blanche était prête à lâcher du lest sur la réforme de l'assurance maladie "Obamacare", pour obtenir ce financement.

A défaut, Donald Trump mettra-t-il son veto au budget? "Je ne sais pas encore", a répondu Mick Mulvaney sur Fox News. "Nous demandons à ce que nos priorités" soient financées.

"La paralysie n'est pas ce que nous désirons et ce n'est pas un levier. Nous ne voulons pas en arriver là", a-t-il ajouté.

"Obamacare est en sérieux danger. Les démocrates ont besoin de beaucoup d'argent pour aller de l'avant - ou (Obamacare) mourra bien plus tôt que quiconque ne l'a prévu", a menacé Donald Trump dans un tweet dimanche après-midi.

"Les démocrates ne veulent pas que l'argent du budget aille au mur à la frontière bien qu'il va stopper la drogue et les gangs", a-t-il encore dénoncé.

A terme, a promis le 45e président américain, "le Mexique va payer, d'une manière ou d'une autre, pour le mur dont on a tant besoin".

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Les démocrates ne semblent toutefois pas enclins à saisir cette opportunité.

"Penser qu'il pourrait envisager la paralysie du gouvernement américain en raison de sa proposition excentrique de mur à la frontière, (...) ce serait le comble de l'irresponsabilité", a dénoncé le numéro 2 démocrate au Sénat, Dick Durbin, sur CNN.

De son côté, le ministre de la Sécurité intérieure John Kelly a estimé sur CBS que le financement du mur "valait certainement le coup de mener une dure négociation".

"Cela nous aidera à réaliser la promesse que le président a faite au peuple américain", a abondé le ministre de la Justice, Jeff Sessions, sur ABC.

Le bras de fer engagé est d'autant plus crucial pour Donald Trump que ce dernier n'a à ce stade aucune grande mesure à son actif, à moins d'une semaine de la date symbolique de son centième jour au pouvoir.

A cette occasion, la Maison Blanche a prévu une série d'événements toute la semaine, qui culminera avec un grand rassemblement sur son thème fétiche, "l'Amérique d'abord" et un discours samedi prochain.

Régulièrement, le spectre d'une paralysie du gouvernement fédéral est brandie lors des négociations sur le budget aux Etats-Unis. Souvent évitée, elle est toutefois devenue réalité à quelques reprises ces dernières années, notamment en 2013 déjà sur fond d'affrontement politique concernant "Obamacare", mesure emblématique du mandat de Barack Obama. La paralysie avait alors duré 16 jours.

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