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19/04/2017 20:57 EDT | Actualisé 19/04/2017 21:20 EDT

Yémen: les rebelles accusés d'utiliser des mines massivement

L'utilisation de mines par les rebelles au Yémen provoque de nombreuses pertes civiles et empêche le retour chez eux de milliers de civils déplacés par la guerre, a déclaré jeudi l'organisation Human Rights Watch (HRW).

Selon HRW, les rebelles Houthis, alliés aux forces de l'ex-président Ali Abdallah Saleh, ont utilisé des mines antipersonnel dans au moins six provinces du Yémen depuis l'intervention en 2015 d'une coalition menée par l'Arabie saoudite qui les combat et soutient le gouvernement.

Des mines semblent avoir tué ou mutilé des centaines de personnes et perturbé la vie des civils dans les zones affectées, a déploré l'organisation en appelant les rebelles à abandonner "immédiatement" l'utilisation de ces armes et à respecter le traité d'interdiction des mines de 1997, ratifié l'année suivante par le Yémen.

HRW, dont le siège est à New York, a cité parmi les zones les plus affectées les provinces de Marib, Jawf, Abyane, Aden, Lahj et Taëz. Elle a rappelé que les mines terrestres continuent à mettre en péril la vie des civils, bien longtemps après la résolution d'un conflit.

Issus de l'importante minorité zaïdite (branche du chiisme), les Houthis se sont sentis marginalisés après le soulèvement de 2011 qui a abouti au départ de M. Saleh. En 2014, ils se sont alliés à l'ex-président et se sont emparés de la capitale Sanaa et de vastes pans du territoire yéménite.

L'Arabie saoudite est intervenue au Yémen en mars 2015, à la tête d'une coalition militaire arabe, pour soutenir le gouvernement du président Abd Rabbo Mansour Hadi, dont les forces se sont repliées dans le sud.

La guerre au Yémen a fait quelque 7.700 morts, en majorité des civils, et 42.500 blessés depuis l'intervention de la coalition arabe, selon l'ONU.

ras/plh