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20/04/2017 01:06 EDT | Actualisé 20/04/2017 01:20 EDT

France: ouverture du procès d'une filière jihadiste

Attentat contre une épicerie casher en 2012, projets d'attaques contre des militaires et départs en Syrie: le procès de vingt hommes, suspectés d'appartenir à un groupe jihadiste particulièrement dangereux, s'est ouvert jeudi à Paris.

Ce procès s'ouvre dans le contexte d'une actualité brûlante, alors qu'un nouvel attentat jihadiste vient d'être déjoué en France à quelques jours d'une élection présidentielle qui se tient pour la première fois sous le régime de l'état d'urgence.

Trois ans avant les attentats de Paris de 2015, cette filière composée de jeunes hommes originaires de Torcy (en région parisienne) et de Cannes (sud-est) avait été décrite par les services antiterroristes comme la plus dangereuse démantelée en France depuis les attaques du GIA algérien en 1995. Une cellule qui annonce les mutations du terrorisme français, vers le crime de masse au nom d'un jihad inspiré voire téléguidé de l'étranger.

Agés de 23 à 33 ans, les accusés sont poursuivis devant une cour d'assises spéciale, chargée de juger les crimes terroristes et uniquement composée de magistrats professionnels: dix sont en détention provisoire, sept sont libres sous contrôle judiciaire et trois sont visés par un mandat d'arrêt - un en fuite et deux soupçonnées d'être en Syrie.

Cinquante-trois jours d'audience sont prévus, jusqu'au 7 juillet, pour comprendre la genèse et le fonctionnement de ce groupe, dont certains membres se préparaient à des actions ciblées en France mais aussi au jihad en Syrie.

Ils sont notamment accusés d'avoir attaqué une épicerie casher à Sarcelles, en région parisienne, le 19 janvier 2012. La grenade, qui avait roulé sous un chariot métallique, n'avait blessé qu'un client.

La plupart des accusés encourent entre 30 ans de réclusion criminelle et la perpétuité.

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