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16/04/2017 06:02 EDT | Actualisé 16/04/2017 06:25 EDT

Turquie: la réforme constitutionnelle est soumise au peuple par référendum

ISTAMBOUL — Les Turcs se rendent aux urnes, dimanche, pour se prononcer sur l'élargissement des pouvoirs du président Recep Tayyip Erdogan.

Si le camp référendaire du «oui» l'emporte, 18 changements constitutionnels mettront en place un régime présidentiel, abolissant le poste de premier ministre et concentrant le pouvoir exécutif entre les mains du président. Celui-ci pourrait alors désigner les ministres, les hauts fonctionnaires, de même que la moitié des membres de la plus haute instance judiciaire du pays. 

Les partisans de telles réformes prétendent qu'elles feraient régner la stabilité et la prospérité, alors que la Turquie est toujours secouée par le putsch raté de l'an dernier, de même que une série d'attaques perpétrées par les rebelles kurdes et Daech (le groupe armé État islamique).

Le camp du «non» craint pour sa part une dérive autocratique.

Dans le sud-est du pays, trois personnes ont perdu la vie dans une altercation à l'extérieur d'un bureau de scrutin, selon l'agence de presse officielle Anadolu, qui évoque un litige concernant des terres. L'agence de presse privée Dogan rapporte plutôt que la bagarre avait éclaté en raison de divergences d'opinions politiques.

On présume la familiarité des électeurs avec la question référendaire, qui ne figure pas sur les bulletins de vote. La conclusion du scrutin est prévue à 17 h 00, heure locale.

Le président Erdogan avait d'abord accédé au poste de premier ministre en 2003. Il ne l'a quitté qu'en 2014, après son élection en tant que président.

Si les changements constitutionnels obtiennent l'assentiment de la population, dimanche, ils entreront en vigueur en 2019, où sont prévues les prochaines élections générales. Erdogan pourrait ainsi solliciter deux autres mandats de cinq ans, au plus.