DIVERTISSEMENT
16/04/2017 11:02 EDT | Actualisé 17/04/2017 10:22 EDT

«Tout le monde en parle»: quelques moments croustillants (VIDÉO)

 

Les anecdotes de Gildor Roy, Martin Petit et France Beaudoin, le poignant récit de Stanley Vollant, les attachantes Evelyne Brochu et Virginie Fortin… Voici quelques moments croustillants qui ont retenu notre attention à Tout le monde en parle, cette semaine.

Le «pinch» de la victoire?

Nommé au prochain Gala Artis dans la catégorie Rôle masculin / séries dramatiques annuelles, pour son rôle du commandant Daniel Chiasson dans la populaire quotidienne District 31, Gildor Roy affronte dans son créneau son partenaire de jeu Vincent-Guillaume Otis, alias Patrick Bissonnette.

Qui l’emportera entre les deux? Gildor s’est montré tempéré lorsque Guy A.Lepage lui a posé la question. «J’ai peur qu’on divise le vote», a-t-il avoué, suggérant le nom de Guy Nadon (O’) comme éventuel gagnant, avant de blaguer, en passant la main sur sa barbe naissante : «De là mon pinch, pour confondre les gens». Plus sérieusement, Gildor a ensuite ajouté que son collègue Vincent-Guillaume mériterait le trophée. «Quoiqu’il est très jeune, il a le temps d’en gagner d’autres!», a-t-il nuancé, pince-sans-rire. Rappelons que Gildor Roy, Vincent-Guillaume Otis et Guy Nadon se mesureront, le soir de la grande fête du petit écran, à Luc Guérin et Mathieu Baron, tous deux cités pour leur boulot dans Unité 9.

Invité à commenter le succès quasi phénoménal de District 31, Gildor Roy a spécifié que les jeunes acteurs, «ben bons», et le fait que la série rejoint beaucoup la gent masculine, en sont probablement deux facteurs importants. Son personnage sera de retour au District 31 à l’automne («Tsé que Fabienne  (Larouche, productrice, NDLR) est toute puissante», a laissé entendre Gildor avec amusement), mais on ignore encore ce qui adviendra du duo central Patrick Bissonnette – Nadine Legrand (Magalie Lépine-Blondeau). Les amoureux mourront-ils?  On aura la réponse jeudi. «Je ne peux pas en parler pour ne pas tuer votre plaisir», a plaidé Gildor Roy, pour ne pas gâcher le plaisir. 

 

Martin en série

De son côté, Martin Petit est finaliste à la même soirée dans la catégorie Rôle masculin / comédies, pour sa prestation dans Les pêcheurs. Un extrait de la dernière saison de cette dernière émission mettant en vedette Martin Matte a été l’occasion de rigoler autour de la rivalité des «deux Martin» aux récents Galas Artis et Gémeaux. «J’ai toujours cru que j’avais des chances», a lancé Martin Petit, lorsqu’interrogé sur la compétition que lui opposait son pote Martin Matte. Encore aujourd’hui, lorsqu’ils s’envoient des messages, Petit et Matte se surnomment «Martin #1, Martin #2». «Martin #3, c’est Martin Perizzolo», a renchéri Martin Petit.

L’auteur a profité de son passage à Tout le monde en parle pour remettre les textes de la cinquième année des Pêcheurs, qui sera tournée cet été, à Guy A.Lepage, pour que celui-ci puisse apprendre ses répliques d’avance. On a appris par le fait même que Dany Turcotte prendra lui aussi part au tournage d’un épisode des Pêcheurs en 2017, le temps d’un hommage à son défunt ami Dominique Lévesque.

 

Béatrice n’a peur de rien

Elle aussi invitée à Tout le monde en parle pour sa candidature au Gala Artis, sa sixième, pour En direct de l’univers, France Beaudoin a relaté avec quel courage la petite fille de Guy A.Lepage, Béatrice, a chanté pour son papa, il y a quelques semaines, lors de la 200e édition du grand plateau de variétés du samedi soir de Radio-Canada.

La fillette, qui devait à l’origine interpréter Crier tout bas, de Cœur de pirate, en duo avec la principale intéressée, a finalement dû pousser la note toute seule, et elle s’est acquittée de sa tâche comme une grande, comme l’a exposé France Beaudoin.

«La plus cute des cutes, parce qu’elle était cute comme ça ne se peut pas… Je suis sûre que Béatrice Cœur de Pirate ne m’en voudra pas de dire ça, mais elle était complètement aphone ce matin-là. Parce qu’elle était supposée chanter. Elle est venue quand même, parce qu’elle tenait à être là, pour ta petite Béatrice (la fille de Guy A., NDLR), elle ne voulait absolument pas lui dire qu’elle ne pouvait pas être là. Donc, on a demandé à «ta» Béatrice de chanter toute seule, mais ça prenait un aplomb… Nous, les enfants, on fait un cocon autour de ça (…) Et elle avait un tel aplomb! Elle disait : «Oui, oui, pas de problème, je l’ai apprise de toute façon». Elle avait zéro problème avec ça!», s’est remémoré l’animatrice, attendrie.

«Je ne sais pas où elle a pris ça, ce front de bœuf-là…», a riposté Dany Turcotte, en parlant de la petite, que Guy A.Lepage a longtemps surnommée «Bébéatrice» sur Twitter, et qu’il désigne maintenant comme sa «Béactrice».

 

Sœurs cosmiques

«Cosmique». C’est ainsi qu’Evelyne Brochu décrit sa rencontre avec Virginie Fortin. Les deux comédiennes incarnent des sœurs dans la comédie dramatique Trop, présentement disponible sur Véro.tv (Tou.tv Extra). On leur dit souvent qu’elles se ressemblent physiquement et que leurs énergies sont semblables ; or, cette connexion, cette complicité a émergé entre elles dès leur première rencontre, quand elles se sont soumises à l’audition pour Trop, ont raconté les deux jeunes femmes. «Ça arrive dans la vie, ça arrive aussi dans le travail», a souligné Evelyne Brochu, en parlant de ces heureux hasards de la vie.

Il a longuement été question, dimanche, de la carrière internationale d’Evelyne Brochu - qui se fait notamment voir dans Orphan Black, une série relayée dans 173 pays -, mais aussi des scènes osées de Trop. Virginie Fortin a admis avoir un peu paniqué lorsqu’elle a vu, dans ses textes, qu’elle devait faire «sauvagement» semblant de faire l’amour, toute habillée, au petit matin.

«À date, j’ai juste fait semblant de faire l’amour avec des gens que j’appréciais», a noté Virginie Fortin, qui en était à son premier mandat d’actrice dans Trop, et donc, à ses premières images du genre, avec Pierre-Yves Cardinal. «Mais dans la vie, parfois, j’ai donné par pitié», a-t-elle ajouté, à la taquinerie.

 

Pages manquantes à l’histoire

Le chirurgien innu Stanley Vollant a été très émouvant et inspirant en expliquant comment il souhaite motiver les jeunes autochtones à revendiquer leur identité, leur histoire et leur fierté. Il est revenu sur son propre parcours, troublant, d’enfant abandonné, avant d’espérer à voix haute que la prochaine commission d’enquête du gouvernement du Québec sur les relations entre les institutions gouvernementales et les premières nations du Québec - suite aux abus de femmes autochtones à Val-d’Or - amènera une réflexion sur le sort des autochtones et sur leur importance dans la construction du Québec et du Canada modernes.

«J’espère que les relations vont pouvoir s’améliorer avec cette commission-là (…) Que la justice puisse être plus culturellement adaptée aux réalités autochtones. Je ne blâme pas les policiers ;  je pense qu’ils n’ont pas eu la formation adéquate pour être culturellement connaissants, et aussi sensibles, aux  autochtones. Et d’ailleurs, tous les Québécois, vous n’avez pas eu de formation autochtone. Vous avez quelques pages : vous êtes arrivés, Champlain, Frontenac (…) puis on disparaît, (…)  et on réapparait en 1990 avec la crise d’Oka.  Je pense qu’il y a un grand travail de réconciliation à faire au niveau québécois et canadien», a détaillé Stanley Vollant par rapport à la perception de son peuple. Ce à quoi ont vertement acquiescé Virginie Fortin et Gildor Roy.

«Nos livres d’histoire au secondaire sont complètement mensongers, ou presque, a martelé Virginie Fortin (…) Ça ne fait pas longtemps que je suis éveillée à : il n’était pas si nice, Christophe Colomb…»

«Je pense que la commission pourrait rétablir les faits (…) Le racisme systémique, ça existe, a continué Stanley Vollant. Apprenons à se connaître, à se bâtir ensemble un beau pays, un beau Québec, qu’on pourra offrir à nos enfants et petits-enfants, peu importe leur couleur, leur religion, leur langue. L’espoir est le message que je donne aux jeunes que je rencontre.»

Devant une foule presque muette d’admiration et Virginie Fortin et Evelyne Brochu en larmes, Stanley Vollant a ensuite tendu son «bâton des 12 000 rêves» aux convives de Tout le monde en parle afin que ceux-ci puissent y graver symboliquement un vœu précieux pour eux.

 

*Étaient aussi invités à Tout le monde en parle, dimanche, la bâtonnière du Québec, Claudia P.Prémont, l’avocat criminaliste Charles Côté et la travailleuse communautaire Sylvie Langlais, qui ont fait le point sur l’arrêt Jordan, l’auteur-compositeur Damien Robitaille et le journaliste d’enquête Arnaud Bédat, qui vient de publier l’ouvrage François, seul contre tous. L’émission peut être rattrapée sur son site web officiel