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16/04/2017 04:19 EDT | Actualisé 16/04/2017 04:40 EDT

Corruption : le président Temer dit partager "l'indignation" des Brésiliens

Le président du Brésil Michel Temer a affirmé qu'il partageait "l'indignation" de la population, choquée par le méga-scandale de corruption qui secoue le pays, dans une interview à la chaîne Bandeirantes samedi soir.

"Il y a une vraie indignation, que je comprends et partage. Je ne peux pas critiquer cette indignation, qui est plus que raisonnable", a admis le chef d'État, alors que huit ministres de son gouvernement sont visés par des enquêtes autorisées mardi dernier par la Cour suprême.

M. Temer lui-même est cité dans une des confessions explosives d'anciens cadres du géant du BTP Odebrecht ayant noué des accords avec la justice dans l'espoir d'une remise de peine, mais il n'a pas été mis en officiellement cause, et ne peut être jugé pour des faits antérieurs à son mandat.

Iil a tout de même tenu à nier à nouveau une accusation selon laquelle il aurait participé en 2010 à une réunion lors de laquelle son parti, le PMDB (centre-droit), aurait demandé le versement de 40 millions de dollars à Odebrecht. En retour, l'entreprise de construction se serait assurée un juteux contrat avec la compagnie pétrolière d'État Petrobras.

"Entendre de telles accusations est absolument désagréable. Cela m'a mis mal à l'aise", a réagi le président, qui a réitérant que la réunion en question, à laquelle il reconnaît avoir participé, "ne portait pas sur des versements d'argent".

M. Temer a aussi rappelé qu'il n'avait pas l'intention d'écarter les ministres visés par une enquête avant qu'ils soient formellement mis en examen.

Une centaine de politiciens de tous bords ont été mis en cause, parmi lesquels des dizaines de parlementaires.

Dans sa confession, un ancien cadre d'Odebrecht a avoué qu'un service de l'entreprise créé spécialement pour distribuer des pots-de-vins avait fait circuler plus de trois milliards de dollars de 2006 à 2013.

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