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15/04/2017 08:50 EDT | Actualisé 15/04/2017 10:02 EDT

Vigneault croit que sa troupe va se relever, et le Canadien garde la tête froide

MONTRÉAL — Dans le monde du sport, il y a des défaites qui sont plus faciles à accepter que d'autres. Celle que les Rangers de New York ont subie vendredi soir au Centre Bell entre dans la deuxième catégorie.

La troupe de l'entraîneur-chef Alain Vigneault détient toujours l'avantage de la patinoire, qu'elle a volé au Canadien grâce à sa victoire de 2-0 lors du premier match de la série quart de finale de l'Association Est. Toutefois, plusieurs joueurs des Rangers semblaient secoués dans le vestiaire à la suite du revers de 4-3 en prolongation, surtout parce qu'ils avaient permis au Canadien d'égaler le score avec 17,3 secondes au cadran au troisième vingt.

Après avoir rendu hommage à Henrik Lundqvist, qui a peut-être connu l'un des plus grands matchs de sa carrière avec sa performance de 54 arrêts, Vigneault s'est dit confiant de voir ses joueurs se relever de cet échec crève-cœur.

«Nous allons prendre quelques heures pour nous apitoyer sur notre sort, puis nous allons nous remettre au boulot. C'est ça, le hockey des séries. Nous allons redonner de l'énergie au corps et au cerveau, et je suis sûr qu'ils (ses joueurs) ne se souviendront plus de tout ça après la mise en jeu dimanche soir, et qu'ils se concentreront sur le travail qu'ils ont à faire.»

Visiblement soulagés d'avoir sauvé ce deuxième match devant leurs partisans, les joueurs du Canadien tentaient de contenir leur exubérance après leur spectaculaire triomphe.

Alexander Radulov, le héros de la soirée de vendredi avec une récolte de trois points, a insisté sur ce point, tout comme son coéquipier Tomas Plekanec.

Si Radulov a joué les héros, Plekanec aurait mérité le qualificatif de «sauveur» après avoir inscrit le but égalisateur en fin de troisième, qui est venu couronner une excellente rencontre de sa part auprès de Brendan Gallagher et de Paul Byron.

«C'est sûr que c'est un but de grande importance, a noté le vétéran tchèque. Nous avons joué avec l'énergie du désespoir tout au long de la troisième période, et nous méritions d'égaler le score.

«Toutefois, il s'agit d'un seul match, et nous devons rester humbles et faire certaines petites choses un peu mieux», a ajouté Plekanec, qui croit que l'équipe peut améliorer le rendement qu'elle a montré en deuxième période de chacune des deux premières rencontres.

Même si les hommes de Claude Julien se sont retrouvés au bord du précipice, ils assurent qu'ils n'ont jamais perdu confiance de remonter la côte. D'ailleurs, le Canadien l'a fait en bon nombre d'occasions pendant la saison régulière.

«Nous savions que nous avions ça en nous, et le match de ce soir (vendredi) ne m'a rien appris de nouveau sur notre équipe», a affirmé Carey Price, qui a lui-même sauvé les meubles en stoppant un tir du jeune Jimmy Vesey avec un peu plus de quatre minutes à écouler à la prolongation.

«Il n'y avait aucun doute dans le vestiaire, a-t-il ajouté. Parfois, les choses ne sont pas faciles, mais nous avons persévéré et trouvé un moyen de gagner.»

Max Pacioretty a tenu un discours un peu semblable.

«Nous avons vraiment livré un fort match. Henrik (Lundqvist) a joué avec beaucoup de brio, mais nous n'avons jamais lâché. Nos quatre trios n'ont jamais cessé de mettre de la pression. C'est seulement une victoire, mais c'est quelque chose de positif sur quoi bâtir.»

La série se transporte maintenant au Madison Square Garden, où le Canadien tentera d'arracher au moins une victoire, dimanche ou mardi, pour récupérer l'avantage de la patinoire.

Les deux formations seront de retour au Centre Bell jeudi prochain.