NOUVELLES
15/04/2017 10:16 EDT | Actualisé 15/04/2017 10:40 EDT

Moment "déterminant" dans le processus de paix à Chypre (président chypriote)

Chypre se trouve à un moment crucial du processus destiné à réunifier cette île divisée depuis plus de 40 ans, a estimé samedi le président chypriote Nicos Anastasiades tout en reconnaissant des divergences persistantes avec les Chypriotes turcs.

"Nous nous trouvons face à des développements déterminants pour le futur de notre patrie", a souligné le président chypriote dans son message de Pâques en évoquant les pourparlers de paix sous l'égide des Nations unies.

Chypre est divisée depuis l'invasion en 1974 des troupes turques dans le tiers nord de cette île méditerranéenne, en réponse à un coup d'Etat qui visait à rattacher le pays à la Grèce et avait suscité l'inquiétude de la minorité chypriote turque.

La République de Chypre, dont M. Anastasiades est le président et qui est la seule reconnue par la communauté internationale, ne s'exerce de facto que sur la partie sud de l'île où vivent les Chypriotes grecs.

Le tiers nord, peuplé majoritairement de Chypriotes turcs, est dirigé par la République turque de Chypre du nord, une entité reconnue uniquement par la Turquie.

Les négociations de paix lancées en mai 2015 sont vues par les analystes comme la meilleure chance de conclure un accord de réunification, même si elles continuent de buter notamment sur la question de la répartition territoriale entre les deux futures entités qui constitueraient un Etat réunifié.

Après plusieurs épisodes de blocage, le président Anastasiades et le leader des chypriotes turcs Mustafa Akinci sont tombés d'accord pour relancer les pourparlers, la prochaine réunion étant prévue le 20 avril.

"Si nous voulons trouver une solution acceptable pour la population, nous devons établir des conditions qui nous permettent de vivre dans un Etat européen bien organisé, sans dysfonctionnements ni blessures ouvertes", a estimé M. Anastasiades.

Les progrès réalisés au cours des dernières négociations ont été en grande partie le fruit de la relation personnelle entre M. Anastasiades et M. Akinci.

Des facteurs comme l'élection présidentielle dans la partie sud de l'île (chypriote grecque) et des dissensions au sujet des permis d'exploration de gaz offshore accordés par la république de Chypre à des compagnies énergétiques pourraient peser sur les négociations à venir.

Tout accord de paix devra être approuvé par référendum dans chaque partie de l'île.

cc/pg/iw/nbz