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15/04/2017 11:01 EDT | Actualisé 15/04/2017 11:20 EDT

L'opposant russe en exil Khodorkovski appelle à soutenir Navalny en 2018

L'opposant russe en exil Mikhaïl Khodorkovski a appelé samedi à soutenir l'ennemi numéro un du Kremlin Alexeï Navalny contre Vladimir Poutine à la présidentielle de 2018, annonçant également vouloir quitter la direction de son mouvement Open Russia.

"Aujourd'hui en Russie, il n'existe pas sur le plan légal d'autres structures hormis Open Russia et le FBK (Fonds pour la lutte contre la corruption créé par M. Navalny, ndlr) proposant une politique différente de celle suivie par les autorités", a déclaré M. Khodorkovski au cours d'une conférence à Tallinn, cité par le site internet de son mouvement.

Alexeï Navalany, libéré mercredi de prison après avoir passé 15 jours en détention pour l'organisation d'une vaste manifestation contre la corruption non autorisée à Moscou, fait figure de principal opposant au Kremlin.

Le blogueur anticorruption compte défier Vladimir Poutine à la prochaine présidentielle, mais sa candidature risque de se voir entraver par sa condamnation à cinq ans de prison avec sursis pour détournement de fonds.

Mikhaïl Khodorkovski a également appelé à soutenir la candidature de Dmitri Goudkov, un ancien député d'opposition, à la mairie de Moscou à l'élection municipale de septembre 2018.

L'ex-oligarque avait annoncé en septembre 2016 qu'il ne briguerait pas la présidence russe en 2018 mais qu'il financerait une campagne destinée à proposer un choix alternatif face à à Vladimir Poutine, si le président russe décidait de briguer un quatrième mandat.

L'ex-patron du géant pétrolier Ioukos, qui a passé plus de dix ans en prison en Russie pour "vol par escroquerie à grande échelle" et "évasion fiscale", avait initialement assuré qu'il ne se mêlerait plus de politique, après avoir été gracié par Vladimir Poutine à la veille des JO d'hiver de Sotchi.

M. Khodorkovski a également annoncé samedi qu'il quitterait la direction de son mouvement pro-européen Open Russia (Russie Ouverte).

"Je pense que la société russe est mûre pour un modèle sans figure de chef. C'est pourquoi notre organisation est fondée sur un modèle dans lequel le président change chaque année", a-t-il expliqué.

pop/bds