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15/04/2017 05:19 EDT | Actualisé 15/04/2017 05:40 EDT

Europa League - Lyon n'a rien à craindre en Turquie, assure Besiktas

Le président de Besiktas a assuré samedi que les Lyonnais pouvaient se déplacer en Turquie sans crainte pour le quart de finale retour d'Europa League, après les violences dans les tribunes et l'envahissement du terrain lyonnais par des spectateurs, jeudi soir lors du match aller.

"Ici, c'est chez nous. N'ayez pas peur", a assuré Fikret Orman lors d'une conférence de presse à Istanbul, où doit se dérouler le match retour le 20 avril. "Nous défendons tout le monde, venez voir le match d'une bonne façon."

"Nous prendrons plaisir à les accueillir ici", a-t-il ajouté, à propos des Lyonnais.

Le match, qui s'est joué à Lyon, a débuté jeudi soir avec trois-quarts d'heure de retard, en raison d'affrontements aux abords du stade et dans les tribunes, puis d'un envahissement de la pelouse.

Douze supporters lyonnais et turcs ont été interpellés et sept personnes blessées, selon les autorités.

La patron de l'OL, Jean-Michel Aulas, avait évoqué la possibilité de jouer "à huis clos ou ailleurs", affirmant que "ce serait très dangereux pour nous d'affronter cet adversaire avec les mêmes supporters".

Le président de Besiktas a par ailleurs sous-entendu samedi que les troubles avaient été provoqués par des éléments extérieurs plutôt que des supporters de Besiktas en déplacement. "Ils essaient de rejeter sur nous la responsabilité de tous les mauvais comportements des fans", a-t-il déploré.

Il a également déclaré que son équipe donnerait une "réponse appropriée", mais sur le terrain.

L'UEFA, instance de tutelle de la compétition, a ouvert des procédures contre les deux clubs. Lyon est notamment visé pour "organisation insuffisante" concernant la "séparation" des fans turcs et lyonnais; Besiktas entre autres pour "lancer de projectiles" et "troubles" dans le public. Ni la date de l'audience ni celle du verdict n'ont été encore déterminées. Les sanctions peuvent aller d'amendes à des matches à huis-clos, par exemple.

Lyon et Besiktas se sont rejeté la responsabilité des troubles de mardi: Vincent Ponsot, directeur juridique de l'OL, a notamment affirmé qu'il était "manifeste que nous avons été victimes d'agression de supporters turcs", tandis que côté turc, Besiktas a affirmé que les Lyonnais étaient responsables puisque le match se déroulait chez eux.

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