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13/04/2017 07:58 EDT | Actualisé 13/04/2017 09:31 EDT

Le sculpteur du célèbre taureau de Wall Street ne supporte pas cette fillette (VIDÉO)

Arturo di Modica a demandé à ce que la statue installée en face de la sienne soit retirée.

À l'image de son taureau de bronze, Arturo di Modica est enragé et prêt à charger. Le sculpteur du "Charging Bull", la célèbre statue de taureau installée à Wall Street à New York et symbole du "bullish market" (expression américaine pour désigner un marché boursier en hausse), a déclaré mercredi 12 avril que la "Fearless Girl" face à son bovin constitue une violation de ses droits. D'après l'artiste italo-américain, cette présence indésirable change la signification de sa sculpture et nuit à la compréhension du contexte dans lequel elle a été créée.

Placée à l'origine devant la Bourse de New York après le krach de 1987, elle était censée représenter "la liberté, la paix dans le monde, la force, le pouvoir et l'amour", a expliqué l'artiste visiblement ému lors d'une conférence de presse. "À cause de l'installation de la statue d'une fillette qui affronte le taureau, ce message a été transformé en quelque chose de négatif et d'effrayant", relate le Guardian.

Le sculpteur et son avocat, Norman Siegel, ont demandé à la ville de New York d'enlever la statue provocatrice de cet emplacement. Mais en vain: "Les hommes qui n'aiment pas que les femmes prennent de la place sont exactement la raison pour laquelle nous avons besoin de la Fearless Girl", a tweeté le maire, Bill de Blasio.

"Nous n'enlèverions pas la statue du Charging Bull si elle dérangeait quelqu'un. La Fearless Girl reste là."

La fillette de 130 centimètres de hauteur, façonnée par Kristen Visbal, avait pris racine à cet endroit à l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes, en mars dernier. Destinée à envoyer un message aux entreprises à propos des différences de traitement entre les hommes et les femmes, elle ne devait rester là qu'un mois.

Mais devant le succès populaire qu'elle a recueilli, exprimé notamment par des pétitions, le maire a décidé de la maintenir jusqu'en mars 2018. De quoi faire voir rouge à Di Modica.

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