DIVERTISSEMENT
13/04/2017 12:17 EDT | Actualisé 13/04/2017 12:18 EDT

David Hener, le «Dan Bilzerian québécois», lance sa web-série (VIDÉO)

David Hener fait beaucoup parler de lui sur les réseaux sociaux, tant pour ses stories Snapchat, que pour ses fameuses soirées Best & Finest. Surfant sur cette popularité grandissante, le Montréalais s'apprête à tourner une web-série au Québec pour élire la ville qui héberge les party animals les plus déchaînés.

«On a prévu de se rendre à Victoriaville, Drummondville, Rimouski, Trois-Rivières, Québec et Saguenay», révèle l'intéressé en entrevue avec le Huffington Post Québec. «On va organiser une vraie compétition entre les villes, pour désigner l'endroit où on fait plus le party.»

David Hener, qui s'est fait connaître il y a quelques années avec Les Bums à MusiquePlus, prévoit tourner huit épisodes en mai lors de ce Party City Tour au cours duquel il sera accompagné de sa gang habituelle de fêtards, dont son associé Warth Stevenson et son fameux gun à champagne. «On ne va pas filmer uniquement ce qui se passe dans les clubs. On veut aussi montrer ce qui se passe derrière le rideau, avant comme après le party, détaille Hener. Les gens adorent ça. Et la dernière étape aura lieu à Montréal où on invitera la ville gagnante.»

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Trop trash pour la télé?

Le lancement de cette web-série intervient après la récente annulation d'un autre projet que MusiquePlus avait commandé à Hener. «C'était une série destinée à la plateforme Noovo. On avait déjà tourné un épisode, puis ils ont décidé d'annuler, sans pouvoir me dire pourquoi. Je me suis dit qu'ils n'étaient peut-être pas prêts pour ce qu'on fait. Ce n'est pas la première fois que je rencontre des blocages. Mais de me faire enlever un show qui a été officialisé, signé, et annoncé, ça a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. C'est là que je me suis dit, "pourquoi ne pas faire ma propre série?"»

Très présent sur Instagram où il aime étaler sa vie de fêtard aux côtés de jeunes femmes généralement dénudées, Hener a été surnommé le «Dan Bilzerian Québécois», en référence au playboy américain star d'Instagram et amateur de poker, de cigares et de jolies filles. «C'est normal que les gens nous comparent, même si on n'a pas tout à fait le même mode de vie. Je ne joue pas au poker, je n'ai pas d'armes à la maison et je ne suis pas multimillionnaire. Moi, je vends du rêve, mais ça reste un rêve accessible. Les gens qui viennent à nos partys peuvent vivre ce rêve le temps d'une soirée avec nous.»

C'est surtout Snapchat qui a permis à Hener de se faire un nom jusqu'aux États-Unis. La compagnie Pornhub a fait appel à lui pour des stories Snapchat qui ont rencontré un vrai succès. «Je faisais déjà beaucoup parler sur Instagram et Facebook parce que j'avais des photos avec des porn stars connues au Québec. Mais quand Snapchat a amené les stories, ça m'a offert une sorte de télé-réalité. Ça m'a permis de montrer des choses plus explicites que sur Facebook ou Instagram. En l'espace d'un an, je suis passé de 5000 à 20 000 followers, puis j'ai ramassé 30 000 followers en 24 heures avec mes premières stories pour Pornhub. Pour le Québec, c'est énorme.»

Des partys qui font scandale

Si Hener fait autant jaser, c'est aussi parce qu'il traîne une réputation sulfureuse derrière lui. Certains le soupçonnent de profiter de ses partys Best & Finest pour recruter des actrices porno. D'autres l'accusent de mettre en place, lors de ce mêmes soirées, des concours dans le seul but de choisir les filles qui auront la chance de terminer la nuit dans son lit. «Tout ça est faux, se défend l'intéressé. C'est vrai que j'ai des liens avec l'industrie du porno, que ce soit au Québec avec la compagnie AD4X ou aux États-Unis avec Pornhub. Mais je ne recrute pas de filles. Et je ne sélectionne personne pour venir passer la nuit à l'hôtel avec moi. Ma job, c'est de venir dans un bar et de faire le party pour que les gens s'amusent. S'il y a six belles filles qui veulent venir dans ma chambre après la fête, qu'elles viennent, mais c'est pas le but de l'événement.»

En entrevue, Hener parle de lui comme d'un «personnage», mais assure être le même dans la vie que sur les réseaux sociaux. «Je ne joue pas un rôle, je faisais déjà les mêmes niaiseries avant de me filmer sur Snapchat», dit-il. Le Québécois explique aussi avoir toujours rêvé de devenir une rock star. «J'ai un peu goûté à ce monde-là quand je jouais avec mon band (The Cheap Thrills). C'était le fun d'être sur la route, de se retrouver à l'hôtel après les concerts avec des nouvelles filles tous les soirs. Quand mon groupe s'est arrêté en 2014, ça m'a beaucoup manqué.»

Avec son Party City Tour, David Hener a sans doute trouvé une bonne raison de repartir en tournée, même s'il dit avoir évolué depuis ses années rock'n'roll.  «L'époque où j'étais dans un band et que je me foutais de tout, c'était bien cool, mais aujourd'hui, je fais pas seulement le party, je fais aussi du business.»