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12/04/2017 03:23 EDT | Actualisé 12/04/2017 04:21 EDT

Un rebelle philippin qui aurait décapité des Canadiens est tué

MANILLE, Philippines — Un commandant du groupe rebelle Abou Sayyaf qui aurait décapité deux otages canadiens en 2016 a été tué par des soldats philippins.

Le chef d'état-major de l'armée philippine, le général Eduardo Ano, a déclaré à l'Associated Press que ses hommes ont récupéré et identifié le corps de Moammar Askali, qui utilisait le nom de guerre Abou Rami, sur le site d'une fusillade dans un village côtier reculé de l'île de Bohol.

Cinq autres militants d'Abou Sayyaf ont été abattus lors des affrontements, mardi. Au moins trois soldats et un policier ont aussi perdu la vie.

Askali avait été tenu responsable de la décapitation de John Risdel et de Robert Hall en septembre 2015. Les Canadiens avaient été kidnappés par Abou Sayyaf en compagnie d'un Norvégien, Kjartan Sekkingstad, et de la petite amie philippine de M. Hall, Marites Flor.

Le Canada a refusé de verser la rançon exigée par Abou Sayyaf, et les deux hommes ont été exécutés l'an dernier.

Abou Sayyaf détient toujours une trentaine d'otages dans les jungles de la province du Sulu.

Le général Ano affirme que la mort d'Askali assène «un dur coup à Abou Sayyaf» et que le groupe y pensera dorénavant à deux fois avant de kidnapper des innocents.

Askali, qui comptait parmi les leaders les plus intransigeants d'Abou Sayyaf, agissait aussi parfois comme porte-parole de l'organisation. Il avait juré allégeance à Daech (le groupe armé État islamique) et avait reçu une formation pour fabriquer des bombes.