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12/04/2017 12:15 EDT | Actualisé 12/04/2017 12:40 EDT

Trump n'accuse plus la Chine de manipuler sa monnaie

Le président Donald Trump ne veut plus désigner la Chine comme un pays sous-évaluant sa monnaie, revenant ainsi sur une de ses promesses de campagne emblématiques, indique-t-il dans un entretien au Wall Street Journal.

"(Les Chinois) ne manipulent pas leur monnaie", a affirmé le président, quelques jours après avoir reçu son homologue chinois Xi Jinping dans sa villa de Mar-a-Lago, Floride.

Pendant sa campagne, M. Trump n'avait cessé d'accuser Pékin de sous-évaluer le yuan afin de doper ses exportations et avait assuré que la Chine serait officiellement mise à l'index "au premier jour" de sa présidence.

Une telle désignation aurait ouvert la voie à de possibles sanctions contre Pékin, au risque de déclencher une guerre commerciale entre les deux premières puissances économiques mondiales.

Dans cet entretien, le président des Etats-Unis a par ailleurs réaffirmé que le niveau du dollar était, selon lui, trop élevé, pénalisant les entreprises américaines.

"Je pense que notre dollar devient trop fort et c'est en partie de ma faute parce que les gens ont confiance en moi", a affirmé M. Trump, ajoutant qu'il était "compliqué de rivaliser" avec les entreprises étrangères.

Le président prend ainsi le contre-pied du message traditionnel des autorités américaines selon lequel un dollar fort est une bonne chose. "Il y a de bons côtés dans le fait d'avoir un dollar fort mais en règle générale, la meilleure chose c'est que ça a de l'allure", a-t-il ironisé.

M. Trump a par ailleurs indiqué être favorable à de faibles taux d'intérêt, mettant ainsi la pression sur la banque centrale américaine (Fed) qui est engagée dans un resserrement monétaire après des années des années de politique de taux zéro.

"J'aime beaucoup une politique de taux faible, je dois être honnête avec vous", a lancé M. Trump, qui avait durement critiqué la Fed pendant sa campagne en l'accusant de faire le jeu des démocrates.

Cible de ses attaques, la présidente de la Fed Janet Yellen semble désormais trouver grâce aux yeux de M. Trump. "Je l'apprécie, je la respecte", a-t-il assuré, n'excluant plus de la reconduire dans ses fonctions à la fin de son mandat en février 2018.

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