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12/04/2017 08:13 EDT | Actualisé 12/04/2017 08:40 EDT

Mondiaux-2017 - Vitesse: les Kiwis reprennent leur domination

La Nouvelle-Zélande a repris sa domination sur la vitesse par équipes, mercredi, à Hong Kong, en ouverture des Mondiaux de cyclisme sur piste, après sa déconvenue des JO de Rio.

Ethan Mitchell, Sam Webster et Edward Dawkins ont enlevé l'or. Tout comme, dans les deux autres finales du jour, la jeune italienne Rachele Barbieri (20 ans) dans le scratch et la paire russe de vitesse composée de Daria Shmeleva et Anastasiia Voinova, tenante du titre mondial mais seulement médaillée d'argent à Rio.

Les trois Kiwis, eux aussi, s'étaient inclinés en finale aux JO. Mais, aux Mondiaux, leur supériorité est manifeste depuis leur accession au pouvoir en 2014. Avec, pour seule fausse note, un déclassement en 2015 dans leur finale contre la France à cause d'un passage de relais non conforme.

Ethan Mitchell, qui procure à son pays un avantage déterminant au premier tour de piste, Sam Webster et Edward Dawkins ont relégué en finale les trois Néerlandais (Hoogland, Lavereysen, Buchli) à 34 centièmes de seconde.

"Nous formons la même équipe depuis huit ans", a souligné Dawkins. "Nous nous connaissons si bien que nous pouvons tout donner et avoir une technique parfaite. C'est notre avantage par rapport à nos adversaires. Nous ne leur sommes pas supérieurs physiquement. Mais nous avons les meilleurs résultats".

Le finisseur néo-zélandais a ajouté être d'ores et déjà tourné vers les JO 2020: "Nous avons toujours Tokyo en arrière-plan dans notre tête. L'or olympique est le seul que nous n'ayons pas gagné."

- Le potentiel britannique -

La France, qui cherche encore un démarreur de top niveau mais possède un relayeur très prometteur en la personne de Sébastien Vigier (bientôt 20 ans), a décroché le bronze. Quant à la Grande-Bretagne, elle a laissé entrevoir un potentiel XXL avec une équipe entièrement renouvelée par rapport aux JO de Rio.

Si les jeunes Britanniques (Jack Carlin, Ryan Owens, Joe Truman) n'ont pu accéder au dernier carré à cause d'une défaite en match contre les Néerlandais, ils ont signé le troisième temps du tournoi.

"Nous étions en très grande forme mais nous n'avons pas réussi à concrétiser", a regretté Truman. "Il y a eu des points positifs et négatifs mais le positif l'emporte", a tempéré Carlin.

Dominatrice aux JO de Rio (six titres sur dix), dans la lignée de Pékin-2008 et de Londres-2012, la Grande-Bretagne a pris l'habitude de prendre les Mondiaux pour une simple étape. Sans pour autant négliger de monter sur le podium comme l'a fait Elinor Barker, devancée d'une roue par Barbieri dans le scratch.

Championne d'Europe espoirs en 2016, la jeune Italienne a réglé un sprint à six concurrentes, parmi lesquelles la Belge Jolien D'Hoore a pris la troisième place et la Néerlandaise Kirsten Wild, habituée du podium (1re en 2015, 2e en 2016), a dû se contenter de la cinquième place.

Jeudi, quatre finales sont au programme parmi lesquelles les deux de poursuite par équipes. Les Australiens (Welsford, C. Meyer, O'Brien, Porter), qui ont approché de 31 centièmes de seconde le record du monde en qualifications, partent favoris contre les Néo-Zélandais. La hiérarchie semble plus floue chez les dames après les qualifications (meilleur temps pour les Américaines).

jm/dmk