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12/04/2017 12:05 EDT | Actualisé 12/04/2017 12:20 EDT

Lavrov fait la leçon à Tillerson, "nouveau" en diplomatie et hermétique à l'Histoire

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a fait la leçon mercredi à son homologue américain Rex Tillerson, "nouveau" en diplomatie et hermétique à l'Histoire, lui expliquant que quiconque ne retient pas les enseignements du passé ne peut réussir aujourd'hui.

Revenant en conférence de presse sur les discussions qu'il venait d'avoir avec Rex Tillerson, en visite à Moscou, Sergueï Lavrov a déclaré qu'il avait tenté, concernant la Syrie et Bachar al-Assad, de "discuter de faits historiques".

"Mais Rex a dit qu'il était nouveau et préférait ne pas replonger dans l'Histoire mais plutôt s'occuper des problèmes d'aujourd'hui", a déclaré le ministre russe.

"Mais le monde est fait de telle manière que si on ne retient pas les leçons du passé, on se condamne à ne pas réussir dans le présent", a ajouté Sergueï Lavrov avant de longuement énumérer l'histoire des Occidentaux, de l'Otan, et de leur "obsession" pour l'élimination d'un "dictateur" ou "dirigeant autoritaire", comme les défunts présidents serbe Slobodan Milosevic, irakien Saddam Hussein ou libyen Mouammar Kadhafi.

M. Tillerson effectuait sa première visite en Russie en tant que secrétaire d'Etat. L'ancien grand patron de l'industrie pétrolière, à ce titre familier de la Russie, a rencontré pendant plusieurs heures Sergueï Lavrov puis le président russe Vladimir Poutine.

Les responsables de la diplomatie des deux puissances ont fait étalage de leur désaccord complet sur l'essentiel: la responsabilité du régime syrien dans l'attaque chimique présumée de Khan Cheikhoun le 4 avril, et l'avenir de Bachar al-Assad.

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